À l’approche du ramadan, l’Office comorien de la normalisation et de la métrologie (Ocnm) mène des contrôles au marché de Volo-Volo afin d’assurer la conformité des balances et protéger les consommateurs.

 

À l’approche du mois sacré de ramadan, l’Office comorien de la normalisation et de la métrologie (Ocnm) mène des actions de sensibilisation auprès des commerçants. Mardi 10 février, une équipe du laboratoire s’est rendue au marché de Volo-Volo pour inviter les vendeurs à faire contrôler leurs instruments de mesure et à se conformer aux normes métrologiques en vigueur.


Objectif affiché : prévenir les litiges entre vendeurs et clients et garantir des transactions transparentes durant une période marquée par une forte consommation. «Nous sommes ici à Volo-Volo afin de sensibiliser les commerçants à la conformité des instruments de mesure, notamment les balances», a déclaré Moritadhoi Mouzaida, cheffe du laboratoire de la normalisation et de la métrologie.


La métrologue a insisté sur l’importance d’utiliser des balances homologuées et d’abandonner les pratiques approximatives. Elle a notamment pointé du doigt les ventes «à l’œil», une méthode encore répandue sur certains étals. «Ces pratiques ne sont pas conformes aux normes métrologiques», a-t-elle rappelé.


Face aux plaintes récurrentes des consommateurs, l’Ocnm entend renforcer son dispositif de contrôle. «Des clients se plaignent et nous sommes là pour régler ces problèmes», a affirmé Moritadhoi Mouzaida. Elle a ensuite annoncé «le renforcement de son équipe pour inverser cette tendance et mettre fin aux défaillances constatées».


Sur le marché, l’initiative est globalement bien accueillie. Machouhouli Saïd, vendeur de poissons, a salué cette démarche et appelé ses collègues à faire vérifier leurs balances. Conscient de l’importance d’un commerce équitable, il a rappelé que «l’honnêteté dans les transactions est une valeur essentielle, particulièrement durant le ramadan». Il a aussi évoqué un précédent contrôle, au cours duquel «certaines balances ont été distribuées à des personnes non sensibilisées aux normes de l’Ocnm».


Même son de cloche chez Omar Mohamed, également vendeur de poissons, qui a reconnu l’existence de fraudes sur le marché. «Il est temps de voir qui dit la vérité ou pas», a-t-il lancé. Pour lui, tricher durant le mois de ramadan «est une erreur grave». Il a proposé par ailleurs que «l’Ocnm effectue des descentes régulières pour assurer un suivi efficace».