Ce projet soutenu financièrement par la Banque mondiale à travers le projet Fsrp, à hauteur de deux milliards, a déjà vu ses travaux débuter depuis plusieurs mois. Les deux tronçons doivent contribuer au désenclavement de cette importante zone agricole, à en croire les autorités compétentes.
Le ministère de l’Agriculture a procédé, jeudi dernier, à la pose officielle de la première pierre des pistes rurales Ngadzale-Salamani-Uzini et Ngadzale-Utsa, à Ndzuani. La cérémonie organisée à cette occasion à Ngandzale a vu la présence du gouverneur de l’île, Dr Zaïdou Youssouf et du ministre de l’Agriculture, Dr Daniel Ali Bandar. La première piste, Ngadzale-Salamani-Uzini, mesure 4,94 kilomètres, tandis que la seconde, Ngadzale-Utsa, mesure 5,69 kilomètres. Les travaux, dont la durée contractuelle est fixée à dix mois, sont réalisés en béton armé. Assuré par la Banque mondiale, le financement de ces deux pistes dépasse les deux milliards de francs. Le chantier était déjà engagé avant la cérémonie de pose de la première pierre.
A l’occasion, le ministre de l’Agriculture a expliqué que cette réalisation répond à une priorité nationale et à une longue attente des populations concernées. « C’est un sentiment de devoir à moitié accompli pour le moment. C’est l’un des travaux les plus précieux que j’ai reçus du chef de l’État. Les travaux ont commencé et je suis soulagé. Il s’agit avant tout d’une question de dignité humaine pour les Comoriens. Notre objectif est de désenclaver au maximum cette région, qui compte parmi les plus productives, mais qui a longtemps souffert des difficultés liées à l’état des routes. Ces pistes doivent contribuer au développement de toute la région», a-t-il indiqué.
Un accès équitable aux infrastructures
Daniel Ali Bandar a insisté sur la nécessité de respecter les délais prévus pour la livraison des infrastructures. Le choix du béton armé répond, selon le ministre, à la volonté de garantir la durabilité des infrastructures. «Nous sommes heureux de voir se concrétiser cette volonté du chef de l’État et reconnaissants envers la Banque mondiale, qui a financé plus de deux milliards de francs pour ces travaux. L’une des entreprises retenues est nationale. Nous espérons pouvoir réceptionner ces tronçons dans les délais impartis. Nous avons opté pour une route en béton. Mais la réussite de ce projet dépendra aussi de l’entretien et de la protection de ces infrastructures. Nous appelons donc chaque membre de la communauté à prendre soin de la route à sa manière», a-t-il déclaré.
De son côté, le gouverneur de Ndzuani, Dr Zaïdou Youssouf, a insisté sur l’importance de garantir un accès équitable aux infrastructures à l’ensemble des populations. «Avoir des responsabilités implique des obligations, et parmi celles-ci figure le devoir de servir la population. Nous devons faire en sorte que partout où nous sommes, nous ayons les mêmes opportunités et les mêmes chances, que ce soit à Mutsamudu, à Wani ou à Salamani. Notre pays manque encore d’entreprises capables de réaliser ce type de travaux. Nous comptons beaucoup sur les entreprises chinoises pour construire nos routes. Il est donc important de renforcer progressivement nos capacités en la matière», a-t-il souligné.


