Lors d’un showcase à la plage Itsandra le week-end dernier, un jeune originaire de Boueni ya Washili et Ntsudjini a été victime d’une attaque au couteau au restaurant «Le Habana». L’agresseur a été interpellé le lendemain par la gendarmerie.
Les faits se sont déroulés le dimanche 29 mars dernier à la plage d’Itsandra. Alors qu’un showcase battait son plein, une bagarre a éclaté dans la foule. Le commandant de compagnie de la gendarmerie nationale, Toilibou Said, a fait savoir que ses services avaient été alertés d’une prise d’otage qui aurait eu lieu sur place. «Ce n’est que pendant l’intervention des éléments de la gendarmerie qu’on apprendra qu’il s’agissait d’une agression.
L’affaire aux mains du parquet
Et de préciser qu’une fois sur place, «on a appris que le blessé était déjà transféré à l’hôpital. Ce n’est que le lendemain que l’agresseur a été arrêté». Selon lui, lors de sa déposition, le suspect a raconté que c’est après le showcase qu’il est entré dans la salle et s’est assis sur un baffle. «Le Dj lui a dit de se lever et il a refusé car il n’a pas apprécié le ton. Le Disque Jockey a continué avec insistance. Puis, d’un coup, la situation a dégénéré. Le suspect sera dans un premier temps frappé par un jeune, qui appellera ensuite des renforts. A leur arrivée, ils ont soulevé l’agent de sécurité et l’ont jeté comme une ordure.
Quand la victime a essayé de le raisonner, le suspect, survolté, a ramassé un projectile sur une table et l’a envoyé en l’air, causant une entaille sur le cou du jeune de Bweni ya Washili», a expliqué l’agresseur, rencontré à la gendarmerie. Une version qui ne semble pas convaincre les enquêteurs. La victime, elle, assure qu’elle s’est interposée pour empêcher que la bagarre ne perdure après avoir constaté le retour en force de son futur agresseur. «J’ai vu qu’il était survolté à cause de cette histoire. J’essayais de le calmer, étant un visage familier de la plage. Il ne m’écoutait même pas et a sorti le couteau qui m’a entaillé la gorge», déclare le jeune blessé. Après cet entretien à la gendarmerie, l’affaire est renvoyée au parquet de la République.




