Les agents licenciés à l’aéroport de Bandar Salam dans le cadre du plan de restructuration des Aéroports des Comores (Adc) s’inquiètent de leur sort et demandent «un dédommagement rapide».
La ministre des Transports aériens et maritimes, Yasmine Hassane Alfeine, a annoncé, le mardi 3 mars, « un licenciement économique » de 94 agents des aéroports des Comores dont 25 à Mwali et 57 à Ndzuani. « Nous savons tous qu’il sera difficile d’honorer tous ces engagements en même temps, puisque la somme annoncée est colossale mais au moins s’ils versaient nos arriérés en premier lieu, nous pourrons souffler. En tout cas, rien n’est rassurant», souligne Yousra Daroumi, une des agentes licenciées.
Les anciens employés ne cachent pas leur inquiétude. «Il nous faut, selon la ministre, 700 millions de francs pour nos droits et les huit mois d’arriérés de salaires. Comment et quand ils vont honorer nos droits?», se demandent-ils.

«Un impératif absolu»
 
Pour Yousra Daroumi, le versement des arriérés de salaires demeure «un impératif absolu». Un avis partagé par son collègue Amina Ahmed qui a passé de nombreuses années à l’aérodrome. «Nous sommes des êtres humains. Nous avons des familles et des charges. En plein ramadan, sans salaires ni perspectives, comment allons nous faire pour subvenir à nos besoins. Le versement des arriérés, conformément aux textes en vigueur, doit être pris au grand sérieux par la ministre des Transports», a-t-elle souligné.

Pour rappel, la réduction des effectifs des Aéroports des Comores (Adc), qui a passé de 205 à 111 agents, a été motivée par un plan de restructuration suite à la cession de l’Aimpsi à une société émiratie. La ministre Yasmine Hassane Alfeine avait fait part de cette restructuration, promettant de dédommager les agents concernés (Ouani et Bandar Salam) après un audit administratif et financier.