La communauté musulmane a célébré le nouvel an de l’Hégire 1448 à travers une grande marche religieuse organisée à Mutsamudu. La journée s’est achevée par des lectures coraniques et des prières collectives à Mroni.

 

Comme chaque année, les associations religieuses et les fidèles de Mutsamudu se sont réunis pour marquer l’entrée dans la nouvelle année musulmane. Le départ de la marche a été donné à la place Mroni avant un parcours passant notamment par Misiri, Shitsangani et Shell, puis un retour au point de départ. Encadrée par la police et la gendarmerie, la manifestation a rassemblé plus 5 040 participants selon les organisateurs.

 Plusieurs associations venues de Mirontsi, Marahare et d’autres localités de Ndzuani ont également pris part à l’événement. Tout au long du parcours, de l’eau, du jus et des biscuits ont été distribués aux participants, notamment grâce à l’appui de la société d’Ahmed Abeid, plus connu sous le nom de Major.

La portée spirituelle du mois de Muharram

Pour expliquer la signification de cette célébration, Oustadh Bourhane Nadjid a rappelé l’importance du mois de Muharram dans le calendrier musulman. « Muharram marque le premier mois de l’année musulmane. Les compagnons du Prophète ont choisi de faire commencer le calendrier de l’Hégire à cette période, en souvenir de la migration du Prophète Muhammad de la Mecque vers Médine sur ordre d’Allah. Cette marche nous permet de revivre symboliquement cet événement majeur de l’histoire de l’islam.

 C’est également un mois durant lequel plusieurs prophètes ont été éprouvés avant d’être secourus par Allah», a-t-il expliqué. Évoquant les défis auxquels font face les Comores et le reste du monde, le prêcheur a lancé un appel à la cohésion sociale. «Le message essentiel à retenir en 2026, aujourd’hui est celui de l’amour et de l’unité. Allah a créé le monde dans la miséricorde et les musulmans sont appelés à vivre comme des frères, dans la compassion et le respect mutuel.

 Nous devons préserver le vivre-ensemble et renforcer les liens qui nous unissent. C’est dans l’union que réside notre force», a-t-il fait savoir.
Bourhane Nadjid a également rappelé certaines particularités du calendrier hégirien. «Le calendrier musulman recule d’environ onze jours chaque année par rapport au calendrier grégorien. Après le pèlerinage à La Mecque, les fidèles commencent à attendre avec impatience l’arrivée du Nouvel An musulman», a-t-il indiqué.


De son côté, Oustadh Bacar Ahmed est revenu sur la portée spirituelle du mois de Muharram et du jour d’Achoura. « Le Nouvel An musulman marque le début d’une nouvelle année pour les musulmans du monde entier. Cette année, le jour d’Achoura coïncidera avec un vendredi, ce qui lui confère une importance particulière.

 Selon la tradition islamique, ce jour est associé à plusieurs événements marquants de l’histoire des prophètes, notamment le salut du prophète Moussa face à Pharaon ainsi que la protection accordée au prophète Younous. Ces rappels invitent les croyants à renforcer leur foi et leur confiance en Allah», a-t-il dit.