Le test du modèle physique 3D du futur port de Mbwagoma, effectué en Italie, est destiné à garantir sa résistance face aux conditions extrêmes.

 

Le Projet inter connectivité maritime des Comores (Picmc), qui prévoit la construction du port de Mbwagoma à Mwali, vient d’achever la modélisation physique 3D de cette future infrastructure portuaire. Les essais ont été réalisés au sein du laboratoire Maritime Européen (Eumer), en Italie.Cette étape vise à tester, dans un bassin expérimental, le comportement du modèle réduit du port face aux différents aléas climatiques, notamment les effets de la houle et des vagues. 
Les essais se sont déroulés en présence du maître d’ouvrage, de l’équipe de la mission de contrôle ainsi que du secrétaire général du ministère des Transports maritime et aérien, permettant une observation directe des performances de l’infrastructure dans des conditions extrêmes. 


L’objectif principal est de garantir la sécurité, la stabilité et la durabilité de cette infrastructure très attendue par les habitants de Mwali. Réalisée à une échelle comprise entre 1/30 et 1/100, cette modélisation consiste à reproduire le futur port dans un environnement réduit, en intégrant les digues, les quais et les caractéristiques bathymétriques du site. Des simulations de vagues, de courants et de vents ont permis d’évaluer la résistance de l’ouvrage face aux phénomènes naturels.Les essais ont notamment porté sur plusieurs aspects : les risques d’inondation des terre-pleins lors de fortes tempêtes, le comportement des mouvements d’eau dans le bassin afin d’assurer la sécurité des navires à quai, ainsi que la dynamique de la sédimentation pour prévenir les risques d’ensablement.

Quelques semaines d’expérimentation

Les simulations ont également permis de vérifier la capacité d’accueil du port, notamment l’entrée et la manœuvre d’un porte-conteneurs dans cette future infrastructure. 
Selon les responsables du projet, cette modélisation a permis de reproduire les effets d’un siècle de tempêtes en seulement quelques semaines d’expérimentation.

Des moules pour les XBlocs 

En parallèle à ces avancées techniques, le chantier connaît également des progrès sur le terrain. Lors d’une visite effectuée lundi 13 juillet sur le site de Mbangani, où est implantée l’entreprise chargée des travaux, Arab Contractors a réceptionné une partie des moules destinés à la fabrication des XBlocs. Ces éléments en béton jouent un rôle essentiel dans la protection et la solidité des infrastructures portuaires.  Leur installation a déjà commencé sur le site de Bandaressalama. Selon la coordination du Picmc, il ne reste plus que la disponibilité des unités flottantes nécessaires au transport des enrochements depuis la baie de Hoani jusqu’au site du port. Ce mode d’acheminement, exigé par les bailleurs, doit permettre d’optimiser la logistique du chantier, de réduire les délais de livraison des matériaux et de limiter les risques d’accidents liés au transport terrestre entre Hoani et Mbwagoma