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Port de Mutsamudu / Des passagers arrivés de Madagascar interpellés avant d’être relâchés

Port de Mutsamudu / Des passagers arrivés de Madagascar interpellés avant d’être relâchés

Société | -   Sardou Moussa

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Des passagers du bateau Ile de Mohéli, arrivés au port de Mutsamudu le lundi à l’aube en provenance de Majunga, ont été accueillis à leur descente par des gendarmes, et conduits à la gendarmerie de Mutsamudu. Ils auraient ensuite, d’après une source fiable, effectué également un passage au camp militaire de Sangani, avant d’être libérés vers l’après-midi, comme l’a confirmé le procureur de la République de Mutsamudu, interrogé à ce sujet.

 


Mohamed Abdallah a expliqué que lesdits passagers ont été «interrogés à titre préliminaire par la brigade de recherche, dans le cadre d’une enquête», sans plus de détails. Interrogé par rapport à un éventuel lien entre cette affaire et la demande de restriction des départs de bateaux de Madagascar, formulée auprès du gouvernement malgache par l’autorité comorienne, le procureur a répondu qu’il n’en savait rien.


Rappelons en effet que le 26 mars dernier, le ministère comorien des Affaires étrangères, par le biais de son Consulat général dans la province de Majunga, avait informé la Direction régionale de l’Agence des ports maritimes et fluviaux (Apmf) de Majunga de sa décision de «procéder à un contrôle des bateaux en provenance de Mahajanga», et qu’à cet effet, il «remerciait la direction de l’Apmf de bien vouloir annuler tous les départs de bateaux voulant se rendre aux Comores, et ce jusqu’à nouvel ordre».


Même s’il dit également ne pas savoir si c’est suite à cette mesure que ces interpellations de passagers ont été opérées, un cadre de la capitainerie du port de Mutsamudu admet qu’il y avait des choses à clarifier dans ce bateau. «Le bateau est arrivé la nuit, il n’y avait d’ailleurs pas d’électricité au port. L’on a appris qu’il y avait des personnes suspectes à bord. Ou du moins, des gens au comportement suspect», a-t-il souligné avant de poursuivre : «Il y a eu en outre un autre problème : contrairement à chez nous, à Madagascar l’autorisation de départ ne mentionne pas les noms des passagers, mais uniquement ceux des membres d’équipage. Or, au départ une centaine de passagers avaient obtenu leurs tickets pour ce voyage, mais seulement soixante-dix ont fait le voyage. Bien entendu ici les autorités ont voulu savoir où sont donc passés les trente passagers restants, figurant sur la liste. Mais au final l’on s’est rendu compte qu’ils n’avaient pas embarqué, mais par erreur, cela n’avait pas été précisé sur la liste d’embarquement».


SM

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