Ancien chauffeur de taxi-brousse entre Ndzuani et Mwali, Mirhane Absoir Abdallah a choisi l’agriculture. Aujourd’hui, la culture d’ananas et de citrouilles lui assure des revenus plus importants.


Originaire de Djwaezi, dans la commune de Moilimdjini, Mirhane Absoir Abdallah, plus connu sous le surnom de Bamiri, a longtemps gagné sa vie comme chauffeur de taxi-brousse. Aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années et père d’un enfant, il a toutefois choisi de tourner la page du transport pour se consacrer pleinement à l’agriculture. Depuis deux ans, il s’est lancé dans la culture des ananas, des citrouilles et du taro sur une parcelle située à Comodjou, dans les hauteurs de son village natal.

 À perte de vue, son champ est couvert d’ananas, de taros et de plants de citrouilles. Un paysage qui témoigne de sa reconversion réussie. « Comme je possède une terre fertile, une femme m’avait conseillé de changer de métier et de me lancer dans l’agriculture. Au début, je ne savais pas quoi cultiver ni dans quelle production me spécialiser. Mais j’avais la volonté de travailler la terre et j’ai décidé d’expérimenter ces trois cultures. Aujourd’hui, je la remercie, car je gagne beaucoup plus qu’auparavant. C’est une fierté pour moi », confie-t-il.

Persévérance… 

Cette stabilité financière lui permet désormais d’envisager de nouveaux projets. Le terrain qu’il exploite actuellement lui vient de sa mère, mais il dispose également d’une parcelle héritée de son père, qu’il compte mettre en valeur dans les prochaines années. «Je prévois de vendre une partie de ma récolte de citrouilles afin d’acheter un taureau pour démarrer un projet d’élevage.

 Je souhaite aussi me lancer dans la culture du bananier », explique-t-il. Selon notre source, le choix des ananas et des citrouilles n’est pas fortuit. Ces produits sont particulièrement recherchés durant les périodes de grandes festivités, notamment les mariages, ce qui garantit des débouchés intéressants aux producteurs.
Fort de son expérience, Bamiri encourage les jeunes sans emploi à s’intéresser davantage à l’agriculture. Selon lui, “la terre offre toujours des opportunités à ceux qui sont prêts à la travailler avec persévérance”.