L’entreprise publique multiplie les assurances et affirme être en capacité de fournir les produits pétroliers aux consommateurs.

 

Le pétrolier «TM HAI HA 818» tant attendu a accosté au port de Moroni samedi 21 mars. Il vient de mettre fin à plusieurs jours d’inquiétude au sein de la population. Le pétrolier a transporté à son bord, une quantité de 14 mille tonnes pour les trois produits. Malgré les tensions liées à la guerre actuelle au Moyen-Orient, la Société comorienne des hydrocarbures (Sch) avait maintenu sa promesse d’assurer l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. 

Six jours de déchargement 

Du côté de la société d’Etat chargée des hydrocarbures, le conseiller chargé des relations publiques, Ahmed Soudjay Kifia, a fait savoir que le déchargement va durer trois jours à Ngazidja et trois jours à Ndzuani. «Nous n’avons pas de problème. Nous avons pris les dispositions nécessaires en vue d’éviter une rupture de stock. Notre fournisseur est une multinationale qui a la capacité de nous approvisionner. Il n’y a aucune raison de céder à la panique», a rassuré le conseiller.

Pour la distribution, Ahmed Soudjay Kifia a indiqué, par ailleurs, que la livraison a débuté le dimanche pour dissiper les craintes. «Nous livrons les produits au même rythme que pendant la panique. Mais, peut-être avec l’arrivée du pétrolier, tout reviendra à la normale. La population fera mieux d’éviter les mouvements pouvant aggraver artificiellement les tensions sur le marché», a conscientisé la Sch le conseiller chargé des relations publiques. 


Interrogés, plusieurs automobilistes et citoyens reconnaissent avoir cédé à la panique. «Nous avions peur de vivre une crise de carburant, alors chacun voulait faire des réserves», a confié un automobiliste rencontré au volant de son bus. L’arrivée effective samedi du navire a ainsi permis de dissiper les craintes.

 Dès le déchargement entamé, les premières livraisons ont été effectuées vers les stations-service, amorçant un retour progressif à la normale. Cet épisode relance néanmoins une question de fond : la fragilité du pays face aux rumeurs et aux crises extérieures. Car la rumeur elle-même, alimente la peur et contribue à la désorganisation du système de distribution.