Cette séance du comité de pilotage visait à discuter des avancées enregistrées au cours de l’année écoulée et de la vision des défis de l’année 2026, avec la mise en lumière de l’importance d’une approche inclusive. Ce projet veut placer les femmes, les jeunes et les groupes vulnérables au centre des programmes, tout en construisant collectivement sur le terrain au plus près des communautés.
Le ministre de l’Agriculture a pris part à la deuxième réunion pour l’accélération de la résilience agricole face au changement climatique qui a eu lieu hier, mardi 28 avril, au siège du Bureau géologique des Comores (Bcg). Cette rencontre a vu la présence du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
Il s’agit d’une rencontre stratégique permettant, selon les organisateurs, d’évaluer les progrès réalisés en 2025 et de valider les orientations du Plan de travail annuel (Pta), dans un contexte fortement exposé aux effets du changement climatique, qui nécessite une approche inclusive de la part des parties prenantes.
«Aujourd’hui, on se réunit dans ce nouveau comité de pilotage, une occasion de rappeler que chacun de nous est responsable des activités déjà réalisées mais aussi de la planification des autres à venir. C’est sur ce point, que je tiens à attirer l’attention de nous tous, ici réunis, pour discuter et trouver un consensus dans l’objectif du développement de l’agriculture.
C’est un projet modèle, au niveau national, qui recommande fortement la participation active de tous, que ce soit dans la production, dans la collecte ou la transformation, plus particulièrement la communauté», a déclaré Daniel Ali Bandar. Pour sa part, le responsable du «suivi et évaluation» a indiqué que l’année dernière a été aussi symbolique car elle a été marquée par l’amélioration de plusieurs activités. «Grâce à la signature de la lettre d’accord, le projet a procédé au renforcement des capacités techniques et opérationnelles du domaine et à la mise à disposition des équipements adaptés pour faciliter ces transmissions d’identification, d’enregistrement et de gestion du foncier dans les zones pilotes», a-t-il expliqué.
Un soutien à 222 exploitants agricoles
Said Ali Ipvessi a ajouté que sur le renforcement de la résilience du secteur agricole, l’on a assisté à la mise à l’échelle de la culture de gingembre, en acquérant et distribuant 25 tonnes de semences de gingembre au profit de 222 exploitants agricoles dont 80 femmes et 3 personnes à mobilité réduite. «Les semences ont été mises en culture sur une superficie totale de 9 hectares, en assurant l’encadrement technique complet des exploitants à partir de sessions de formation et un accompagnement couvrant l’ensemble des cycles de production de la plantation jusqu’à la récolte», a-t-il fait savoir.
Said Ali Ipvessi a également annoncé les objectifs de cette année, notamment plusieurs engagements en faveur des programmes specifiques face au changement climatique. «Ce projet s’engage à installer un laboratoire in vitro au sein du Crde de Hamaelengo (Dibwani, ndlr). Ce dernier facilitera non seulement la multiplication rapide et à grande échelle des matériels végétaux sains et améliorer la disponibilité de semences de qualité ainsi que l’accès accru des producteurs aux variétés résilientes aux aléas climatiques», a-t-il informé.
De son côté, le représentant résident du Pnud aux Comores, Luca Monge Rofarello, a souligné l’intérêt de la réunion qui revêt, selon lui, d’une importance particulière. «Ce comité de pilotage n’est pas un simple cadre formel mais il est l’espace où nous évaluons les progrès, identifions les contraintes et prenons les décisions nécessaires pour garantir des résultats concrets qui relèvent pleinement de notre responsabilité collective», a-t-il mentionné.



