Les responsables du Fsrp ont installé un comité local de gestion des plaintes pour accompagner les travaux de la piste rurale de Ngandzale et garantir un suivi social, environnemental et participatif du chantier.
Les travaux de la future piste rurale de Ngandzale ont débuté depuis le mois de mai. Vendredi dernier, les responsables du Projet de résilience des systèmes alimentaires aux Comores (Fsrp) ont procédé à l’installation officielle du comité local de gestion des plaintes lors d’une réunion organisée à la mairie de Ngandzale. Cette structure, composée de dix membres, dont le maire, les chefs de village et un représentant des personnes vulnérables, doit traiter les réclamations liées à la construction de cette voie devant relier les localités de la commune. Il va alors recevoir, examiner et résoudre les plaintes pouvant survenir durant les travaux. La procédure de gestion comprend sept étapes et fixe un délai maximal de traitement de vingt jours.
Longue de 11 kilomètres et réalisée en béton armé, l’infrastructure comprend deux tronçons : cinq kilomètres entre Ngandzale et Salami-Uzini et six kilomètres entre Ngandzale et Utsa. Selon les autorités, l’ouvrage doit améliorer l’accès aux zones agricoles, faciliter le transport des récoltes et désenclaver plusieurs localités, parmi les plus reculés de l’île. C’est le directeur du Crde de Domoni, Sourette Ahmed Abdallah, qui est nommé président du comité. A l’occasion, il a souligné l’importance de cette infrastructure pour le développement de la commune. «Cette route représente un véritable levier de développement pour cette zone agricole. Elle permettra de désenclaver plusieurs localités et de faciliter aussi bien les évacuations sanitaires que le transport des produits agricoles vers le marché de Domoni», a-t-il expliqué avant d’évoquer le rôle qui sera joué par le comité. Il veillera, selon lui, «à la bonne gestion des éventuelles plaintes liées au chantier».
Le maire de Ngandzale, Ansoimou Ahamed a, pour sa part, rappelé que chacun des membres du comité dispose d’une mission clairement définie. «Ce comité est officiellement installé pour assurer la gestion des plaintes durant toute la durée du projet. Chacun des dix membres a une responsabilité précise afin que les réclamations soient correctement reçues, examinées et orientées vers les instances compétentes», a-t-il dit. L’élu a ensuite insisté sur la mission de suivi confiée au comité, en complément du contrôle technique. «Les membres interviennent à titre bénévole, mais les moyens nécessaires seront mobilisés, si besoin, pour les réunions notamment. Le comité devra veiller au respect des engagements du projet, notamment sur les aspects environnementaux et sociaux. Même si un bureau d’études est chargé du contrôle des travaux, le comité assurera également un suivi de proximité en coordination avec les différentes parties prenantes», a-t-il ajouté.
De son côté, la responsable sauvegarde du projet Fsrp, Nailat Ahmed, a présenté en diaporama le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes. «Le comité est chargé de recevoir les plaintes, d’en assurer le traitement et de proposer des solutions. Une attention particulière sera accordée à la confidentialité des dossiers afin de protéger les personnes concernées. La communauté, l’entreprise, le contrôleur et les responsables du projet travailleront ensemble pour garantir un traitement efficace des réclamations», a-t-elle indiqué.




