Réunis à Moroni, les acteurs du Projet Diaspora ont dressé le bilan de cinq années de coopération. Ils ont salué «les avancées» et appelé à «pérenniser» les acquis au service du développement national.

 

Réunis jeudi 11 juin dernier à l’hôtel Retaj de Moroni, les acteurs du Projet Diaspora ont dressé le bilan de cinq années d’actions consacrées à la mobilisation de la diaspora comorienne et à son implication dans le développement national. La rencontre de clôture a rassemblé le commissaire chargé de la diaspora, des représentants de l’Agence française de développement, d’Expertise France ainsi que divers partenaires techniques et financiers. 

L’accompagnement des porteurs de projets

Elle a permis de revenir sur les résultats obtenus et de réfléchir à la pérennisation des acquis dans le cadre du Plan de développement France-Comores.
Dans son intervention, le coordinateur de l’Unité de coordination ministérielle et du projet, Msa Ali Djamal, a estimé que cette étape dépasse une simple clôture administrative et constitue un moment de bilan et de projection. 


«C’est un moment de bilan, de reconnaissance, mais surtout un moment de projection», a-t-il affirmé. Il a rappelé que le dispositif a contribué à «structurer le dialogue avec la diaspora», à «accompagner les entrepreneurs» et à «mobiliser des compétences au service des institutions publiques». Pour lui, la diaspora doit être considérée comme «un partenaire stratégique du développement et non uniquement comme une source de transferts financiers».


Représentant le ministère des Affaires étrangères, l’ambassadrice Fatoumia Bazi a rappelé que le projet, financé par l’Agence française de développement (Afd) et mis en œuvre par Expertise France, s’achève après cinq années d’activités. Elle a mis en avant l’élaboration d’une stratégie nationale d’engagement de la diaspora, la rénovation du Commissariat chargé de la diaspora et la mise en place d’un dispositif de co-incubation entre la France et les Comores. Selon elle, elles ont permis de renforcer l’accompagnement des porteurs de projets et de valoriser les compétences des Comoriens de l’étranger. «Le développement repose autant sur les capitaux que sur les savoirs et réseaux», a-t-elle affirmé.


L’ambassadeur de France aux Comores, Etienne Chapon, a de son côté rendu hommage aux entrepreneurs accompagnés, qu’il considère comme «de parfaits ambassadeurs de ce que la coopération peut apporter au développement des Comores». Pour lui, la fin du projet ne doit pas signifier l’arrêt de la dynamique engagée. «C’est maintenant que le plus important commence», a-t-il soutenu.
La cérémonie s’est poursuivie avec la projection d’un film mettant en lumière les impacts du projet ainsi que les témoignages des bénéficiaires et acteurs ayant contribué à sa réussite. 

Les participants ont ensuite pris part à un panel de discussion consacré au rôle de la diaspora dans le développement durable des Comores. Les échanges ont permis de dégager plusieurs pistes pour renforcer l’implication des compétences et des investisseurs comoriens établis à l’étranger.