Lors de l’atelier d’échanges organisé dans le cadre des actions du projet Gps, financé par l’Afd, l’on a insisté sur l’importance de « renforcer la participation et l’implication effective des jeunes dans les processus décisionnels, de développer des espaces d’expression et de co-construction des politiques publiques ». Il a été demandé de soutenir des initiatives favorisant « l’engagement citoyen et l’insertion socio-économique de cette catégorie sociale ».
La Commission de l’Océan indien (Coi), à travers son unité de gouvernance, a organisé la semaine dernière, du 20 au 22 avril, à l’hôtel le Retaj, un atelier régional de renforcement des capacités en leadership et consolidation de la paix. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet «Gouvernance, paix et stabilité (Gps)», financé par l’Agence française de développement (Afd).
Plusieurs personnalités et représentants de plusieurs secteurs, dont le président de l’Assemblée de l’Union, le président de la commission des finances de l’Assemblée, le directeur pays de l’Agence française de développement, l’officier permanent de liaison (Opl) des Comores auprès de la Coi ont participé à cette rencontre. Selon la cheffe de projet Gps, l’atelier s’est bien déroulé. «L’une des réussites majeures de cet atelier réside dans sa capacité à réunir, dans un même espace, une diversité d’acteurs rarement mobilisés ensemble», a-t-elle illustré.
Eva Palmans, accompagnée de l’expert gouvernance Gorka Gamarra, du coordonnateur technique de l’unité de gouvernance, Sambatra Christian Ihariantsoa, et du chef du projet Shawiri, Hamza Fassi-Fihri, ont exprimé leur satisfaction. Selon eux, l’atelier a permis de mettre en pratique, de manière concrète, l’un des objectifs centraux du projet Gps. Il s’agit de «favoriser un dialogue structuré entre institutions et société civile, et entre générations».
À en croire la cheffe de projet Gps, les travaux ont permis d’identifier des synergies d’action concrètes, notamment en matière de «participation des femmes et des jeunes aux processus de paix, ainsi que la structuration de mécanismes de dialogue durables».
Les participants, majoritairement composés de femmes et de jeunes actifs, ont souligné l’importance de ces acteurs dans les dynamiques de consolidation de la paix.
Les femmes et les jeunes
Aux Comores, la création d’organisations de femmes et de jeunes, telles que le Réseau national des femmes leaders pour la paix et le Réseau national des jeunes leaders pour la paix, contribue à la médiation des conflits familiaux et communautaires, mais aussi à la prévention des conflits et au renforcement de la cohésion sociale. A travers les échanges, la nécessité a été soulignée de «mieux institutionnaliser ce rôle, de le soutenir par des financements durables et d’en renforcer la visibilité à travers des mécanismes de suivi et d’évaluation».
Les participants ont également insisté sur l’importance de «renforcer la participation et l’implication effective des jeunes dans les processus décisionnels, de développer des espaces d’expression et de co-construction des politiques publiques, ainsi que de soutenir des initiatives favorisant leur engagement citoyen et leur insertion socio-économique».




