Dans le cadre du projet des filets sociaux de sécurité et réactifs aux chocs (Pfss-Rrc), un voyage de presse est organisé du 18 au 20 juin par le ministère de la Santé, afin de promouvoir la visibilité des activités menées sur le terrain. A Ndzuani, les activités s’étendent sur 39 villages incluant 74 jardins communautaires potagers (Jcp), 10 garderies communautaires, 40 mamans animatrices, 39 espaces de développement de la petite enfance (Dpe-Espace bien être) et 310 mères et pères leaders.


A Ndzuani, les activités déjà réalisées permettront d’aider les ménagères vulnérables dans le cadre de la garderie des 40 chapiteaux devant servir de garderies communautaires amovibles au cœur des villages. Pour ce qui est du jardin communautaire potager (Jcp), une formation a été organisée en avril dernier au profit des chefs des missions, des agents de développement communautaire et des techniciens agricoles afin d’accompagner la mise en œuvre de ces dispositifs sur le terrain. 


A Bandrani ya Vuani, Faidati Nassim a exprimé sa satisfaction quant à l’accompagnement du programme Ubasauwa. «Grâce au projet Mayendeleyo, j’ai eu deux chèvres et aujourd’hui, j’en ai quatre. C’est une grande évolution», a-t-elle expliqué. Pour un des responsables de la sensibilisation de la petite enfance originaire de Vuani, les sensibilisations se font de deux manières. «Nous avons un espace parent et un espace enfant.

Les sensibilisations se font en 2 heures selon les thématiques choisies», a-t-il fait savoir. Pour ce qui est des garderies communautaires, toujours à Vuani, l’une des responsables, Fatoumia Akildine, a expliqué comment ils travaillent. «Nous travaillons chaque jour de 7h à 14h, pour les enfants d’1 an à quatre ans. Quatre personnes font la rotation, deux personnes par jour», a-t-elle souligné. Par rapport aux cultures maraichères et vivrières, à Vassy, Asfarati youssouf se réjouit du fait que le projet lui permet de subvenir aux besoins quotidiens et l’éducation des enfants. «Le projet Mayendeleyo reste à saluer mais plusieurs bénéficiaires déplorent le manque de certains équipements techniques pour pouvoir effectuer leurs travaux tels que des gants, des bottes, des pelles, et des brouettes», a-t-elle fait remarquer. 

 A Tsenmbehu, une sensibilisation sur l’allaitement des enfants ainsi que sur ses avantages a été organisée dans la région. Dans cette même localité, il y a 9 sites différents de cultures maraichères. Mais le manque d’eau permanente pour arroser les plantations constitue une difficulté majeure.  À Dindri, le président du comité de protection social dudit projet, Abdouroihmane omar, a fait savoir que le comité fait en sorte que les bénéficiaires reçoivent des dons et les opportunités leur permettant de se développer.  Ici, les bénéficiaires des localités de Vuani, Bandrani ya Vuani, Vassy, Tsembehu et Dindri reconnaissent les efforts du projet mais sollicitent des réponses favorables pour ce qui est des paiements tardifs. Pour rappel, le projet des filets sociaux de sécurité et réactifs aux chocs (Pfss-Rrc) est un projet financé par la Banque mondiale à 30 millions de dollars et porté par le ministère de la Santé. Il a été lancé en 2023.