La plateforme femme, développement durable et sécurité alimentaire (Pfddsa) a organisé ce jeudi 21 mai, au siège de l’Ortc, à Mwali, une conférence débat sur le rôle de la femme dans la protection de l’environnement et l’égalité du genre.
L’évènement a vu la présence de plusieurs personnalités de la place, notamment le procureur de la République près le tribunal de première instance de Fomboni, mais également des responsables du Service d’écoute ainsi que des représentants du pilier 1 et 3 du projet ReSea (Régénérer les paysages marins pour les personnes, le climat et la nature), financé par les affaires mondiales du Canada.
Trois piliers
A l’occasion, le manager pays de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), Saïd Hamada, a souligné l’importance de la place de la femme dans le volet inclusion du projet. « Le projet vise à faire en sorte que les femmes soient des actrices centrales et des ambassadrices de l’action climatique », a-t-il déclaré. Formées sur des thématiques comme les solutions fondées sur la nature, les femmes sensibilisent leurs pairs à la conservation marine et à l’adaptation climatique.
«Au lieu de considérer la mer comme un danger ou une menace potentielle pour l’homme, elles peuvent vivre tout en dépendant de ces ressources notamment à travers la restauration de ces habitats et la gestion durable de ces ressources», a expliqué cet expert environnemental.
Le magistrat Saïd Allaoui, procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Mwali, a saisi l’occasion pour clarifier le public sur les droits de la femme, comme l’a défini la charte des droits de l’Homme ou encore sur le code du travail du 2013 aux Comores.Selon cet homme de droit, l’État s’engage à mettre en place des mécanismes de protection, d’assistance juridique et de prise en charge pour les victimes contre les répressions des abus.
Dans la mission d’inclusion du projet de régénérence (ou régénérescence) du paysage marin pour les personnes, le climat et la nature, le rôle de la femme s’articule autour de trois piliers : des ambassadrices de la gouvernance inclusive à travers le leadership communautaire, des experts en solutions fondées sur la nature notamment dans la restauration écologique et des actrices dans la transformation des chaînes de valeur durable.
Abdillah Housni et Nourina Abdoul-Djabar




