À Mwali, les autorités ont lancé l’élaboration des schémas de gestion intégrée des bassins versants de Djando et Mlédjélé, destinés à renforcer la planification territoriale et environnementale.
Le ministre de l’Environnement chargé du Tourisme, Abubakacar Ben Mahmoud, et son collègue de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Chekidine Saïd, ont lancé, vendredi 25 septembre, au plateau de Djando, à Mwali, le processus d’élaboration et de mise en œuvre des schémas de développement et de gestion intégrée des bassins versants (Sdgibv).
Cette initiative, qui a mobilisé les autorités villageoises, communales, insulaires et nationales, s’inscrit dans le cadre du projet Ulanga Mali, cofinancé par l’Agence française de développement (Afd) et l’Union européenne.
À la différence du Sat, qui couvre l’ensemble de l’île, le Sdgibv constitue un document de planification territoriale établi à l’échelle d’un bassin versant. Il prend en compte les dimensions agricoles, environnementales et sociales liées à ces unités hydrographiques.
À Mwali, les communes de Djando et de Mlédjélé ont été retenues pour bénéficier de ce processus. «Ces deux communes sont les plus vulnérables de l’île, vu qu’elles sont confrontées à l’érosion des sols, à la rareté de l’eau ou encore à la perte de la biodiversité. En plus de cela, ces bassins versants sont en connexion directe avec la zone marine protégée du parc national de Mwali. Ces zones sont également identifiées comme prioritaires par le Sat de l’île, et nécessitent une planification intégrée urgente », a expliqué Abubakar Ben Mahmoud.
Un portefeuille concret d’investissements
Selon lui, l’élaboration de ce document permettra également aux autorités de disposer d’un cadre de référence pour orienter les futurs financements par bassin versant et améliorer l’utilisation des sols. Au cours des cinq premiers mois du processus, les orientations et les choix définis avec les différentes parties prenantes devraient déboucher sur un portefeuille concret d’investissements. Celui-ci pourrait atteindre jusqu’à trois millions d’euros à travers le projet Ulanga Mali. Les financements envisagés devraient notamment soutenir les ouvrages de conservation des eaux et des sols, les équipements agricoles, la pêche durable ainsi que les aménagements hydroagricoles.



