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Projets des filets sociaux de sécurité I Lancement du deuxième cycle du programme Uhifadhu

Projets des filets sociaux de sécurité I Lancement du deuxième cycle du programme Uhifadhu

Société | -

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Le Projet de filets sociaux a lancé le deuxième cycle du programme Uhifadhu et un nouveau site web, visant à renforcer la résilience des ménages vulnérables et améliorer la transparence.

 

La coordination du Projet de filets sociaux de sécurité résilients et réactifs aux chocs (Pfss-rrc) a organisé, hier jeudi à son siège à Moroni, une conférence de presse consacrée au lancement du deuxième cycle du programme Uhifadhu et à la mise en ligne d’un nouveau site internet. Mis en place en juillet 2023, le programme Uhifadhu vise à offrir aux ménages vulnérables des emplois temporaires rémunérés en échange de travaux communautaires utiles et durables. Pour ce deuxième cycle, la déclinaison baptisée Argent contre travail résilient (Actr) a été introduite. Elle entend renforcer les compétences communautaires tout en améliorant la résilience des bénéficiaires.

Dans ce cadre, un système numérique de suivi et de traçabilité des employés a été instauré. Il permettra de mieux superviser les activités menées sur le terrain, d’améliorer la transparence et d’optimiser la qualité des travaux. «On a mis en disposition un système numérique de traçage afin de nous permettre d’avoir une vision globale de nos employés et de leurs emplois », a expliqué le coordinateur du projet, Ibrahima Ahamada. Le Pfss-rrc couvre aujourd’hui 46 villages à travers le pays, au profit de 5 881 ménages actifs, sur un total de 5 946 sélectionnés : 741 à Mwali, 2 111 à Ndzuani et 3 029 à Ngazidja. Les activités en cours concernent notamment l’aménagement agricole, la mise en place de germoirs et la multiplication de rejets de bananiers, ainsi que la réalisation d’ouvrages communautaires destinés à protéger l’environnement et améliorer le cadre de vie.
Le coordinateur a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une implication accrue des autorités publiques. «On aimerait que le gouvernement s’implique plus afin de savoir et comprendre ce que nous faisons», a-t-il déclaré, appelant également à davantage de transparence vis-à-vis des bailleurs de fonds.La rencontre a aussi été l’occasion de présenter la nouvelle version du site internet du projet. Longtemps négligée, cette plateforme a été entièrement révisée grâce au travail de jeunes comoriens spécialisés dans le numérique. « Les jeunes ont du talent, et cela confirmera nos faits et nos dires. Allez visiter le site internet», a suggéré Ahamada. Le coordinateur a enfin exprimé l’espoir de voir le projet atteindre ses objectifs avant 2027. «Nous sommes toujours là, nous travaillons et plus efficacement au point où on en est», a-t-il conclu.

 Toimayat Hassane Ali (Stagiaire)

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