La mise en place d’un plan d’action, le renforcement de la formation et la possible création d’une brigade mixte figurent parmi les pistes avancées pour mieux répondre aux enjeux liés à la propriété intellectuelle.

 

Une réunion technique consacrée à la protection de la propriété intellectuelle s’est tenue mardi 6 octobre au ministère de l’Intérieur. La rencontre a notamment porté sur les atteintes aux droits de propriété intellectuelle et la protection du patrimoine privé, avec un accent particulier sur la défense des artistes et des artisans. À cette occasion, le directeur général de la police et de la sûreté nationale, Nassif Kaissane, a reconnu que la lutte contre les atteintes à la propriété intellectuelle constitue un défi important. «Ce n’est pas une tâche facile, mais un travail de longue haleine.

Nous devons avoir confiance en nous car c’est un combat difficile», a-t-il déclaré. Le chef du Bureau central national Interpol Moroni, le commissaire Ahmed Mze Aboubacar, a souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des acteurs culturels. Selon lui, Interpol dispose de plusieurs moyens pour contribuer à la défense des artistes et des artisans face aux atteintes à leurs droits. «Si nos artistes et nos artisans ne sont pas bien protégés, on ne peut en aucun cas parler de développement culturel», a-t-il soutenu.

Une brigade mixte à l’étude

Pour les participants, la première étape consiste désormais à définir un véritable plan d’action. La formation et la sensibilisation devront également occuper une place importante, alors que les questions liées à la propriété intellectuelle restent encore relativement nouvelles pour une partie des acteurs concernés. Il s’agit notamment de permettre aux différents intervenants de mieux comprendre ce que recouvre la propriété intellectuelle, mais aussi de clarifier le rôle que doivent jouer les services de police, Interpol et la gendarmerie dans la protection des droits des créateurs.

De son côté, Alexis Djanfar, responsable de la Direction de la propriété industrielle, a proposé la mise en place d’une brigade mixte réunissant des éléments de la police nationale et de la gendarmerie. Cette structure aurait notamment pour objectif de renforcer la protection des droits des artistes et de faciliter la lutte contre les atteintes à la propriété intellectuelle. «Nous sommes prêts à accompagner nos artistes et les conscientiser», a assuré Alexis Djanfar.