Lors de la célébration de cette fête, le président du Parc national de Mwali a souligné le rôle très important joué par les récifs coraliens dans la biodiversité marine. Ils forment, selon lui, une grande barrière naturelle contre l’érosion marine et côtière, une zone spécifique des revenus et d’échanges économiques et un milieu de reproduction pour certaines espèces marines. Les récifs coralliens constituent, à en croire Attoumane Kassim, un habitat écologique unique au monde mais très fragile et menacé par l’activité intense de l’homme.


Le projet patrimoine récifal de l’Océan indien (Pareo), à travers le programme Ulanga mali et le parc national de Mwali (Pnm), a célébré le dimanche dernier au foyer de Nyumashuwa, la quatrième édition de la fête du récif corallien. Il s’agit d’un événement annuel initié depuis 2023 par le projet Pareo et le Parc national de Mwali pour sensibiliser la communauté de l’ile et autorités sur l’importance de la protection des récifs. Plus de 300 personnes ont pris part à ce rendez-vous annuel, notamment des élèves venant de différentes écoles où ce projet intervient, des enseignants, des éléments de la gendarmerie nationale et également des représentants d’associations locales.

Plusieurs spectacles éducatifs ont été présentés par des enfants de certaines écoles. L’on a eu droit également aux restitutions de projets. 
Après avoir appelé la communauté de Nyumashuwa à une gestion durable des océans, les organisateurs ont expliqué le rôle que joue le récif coralien dans la protection de l’environnement. «Ils forment une grande barrière naturelle contre l’érosion marine et côtière, ils constituent une zone spécifique de revenus et d’échanges économiques, ils demeurent un milieu de reproduction, entre autres.

Les récifs coralliens constituent un habitat écologique unique au monde mais très fragiles et menacés par l’activité intense de l’homme», a expliqué le président du bureau exécutif du Pnm.  Attoumane Kassim a par ailleurs évoqué le danger qui se manifeste dans ces milieux aquatiques avant de préciser le rôle que doit jouer la communauté locale dans la préservation des récifs coralliens de Mwali. «Les récifs coralliens jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’océan.

 Ils abritent une biodiversité unique et soutiennent la pêche artisanale mais souffrent de menaces globales comme le blanchissement, la surpêche et la pollution par sédimentation due à l’érosion des bassins versants. Cette problématique impacte d’autres zones comme le plateau récifal de Fomboni», a alerté Attoumane Kassim. En tout cas, certaines stations du Pnm présentent, selon les responsables du parce national de Mwali, un bon taux de couverture corallienne, 50 à 72%, contrastant avec d’autres zones de l’île où la destruction est massive.