Le ministère du Genre a appelé la population à se mobiliser contre les violences faites aux enfants, les femmes et les personnes vulnérables. Lors d’un point de presse, la ministre et la directrice générale de la promotion du Genre ont souligné l’importance de veiller sur l’éducation et les comportements des enfants.

 

La ministre de la promotion du Genre a convié la presse hier, mercredi 16 septembre,  dans son bureau pour faire part de son indignation face aux violences faites aux enfants et aux femmes. Fatima Ahamada a appelé les parents et les autorités compétentes à sensibiliser la population et « à se mobiliser pour lutter contre les actes barbares». La ministre est notamment revenue sur la responsabilité des parents envers leurs enfants. «Ce n’est pas seulement une affaire du gouvernement, c’est de notre responsabilité à tous», a-t-elle insisté, appelant la population à laisser la justice faire son travail.

Fatima Ahamada a, en outre, appelé les parents à veiller sur l’éducation de leurs enfants, à se rapprocher de leurs enfants, à surveiller l’endroit où ces derniers passent leurs temps. Pour la ministre,« le ministère de l’Intérieur doit être accompagné dans son travail de surveillance et de sécurisation les communautés. Les chefs de village et de quartier. tout le monde doit  se mobiliser pour contrôler et protéger les enfants», a-t-elle expliqué avant de reconnaitre que «l’acte barbare qui s’est produit la nuit du samedi est d’une grande violence». La ministre de la solidarité a martelé que personne n’a le droit de se faire justice. 


Pour sa part, la directrice générale de la promotion du Genre, Mouznat Djoumoi, a saisi l’occasion pour dénoncer l’acte de violence perpétré contre un adolescent. Elle appelle tout le monde à se rendre compte de l’ampleur d’un tel acte. «La population doit être sensibilisée et conscientisée sur ses effets, sur ces actes barbares observés tous les jours et qui ont un impact assez négatif sur les victimes », a-t-elle déclaré. 

Des comités de veille dans les communes

La directrice générale de la promotion du Genre a alors appelé tous les parents à se mobiliser pour lutter contre ce fléau en veillant sur les comportements et l’éducation de leurs enfants. «Nous observons chaque jour des actes de violence envers des femmes, envers des enfants et envers des personnes vulnérables», a-t-elle regretté, avant d’appeler tout le monde à protéger les enfants et les femmes contre ce fléau. Mouznat Djoumoi a expliqué le rôle des responsables villageois, de la police municipale, des chefs religieux dans l’éducation et la protection des enfants.

 «Nous appelons toutes les autorités locales à instaurer un système de protection dans leurs institutions respectives, à nommer des responsables chargés de la protection des femmes et des enfants dans leurs milieux respectifs». La directrice générale de la promotion du Genre a appelé également à l’ensemble des acteurs, tels que les services d’écoute à mettre en place des comités de veille dans les communes afin de sensibiliser la population, sur les violences basées sur les genres, mais aussi les alertes en cas de problème.

 Elle veut aussi mobiliser l’ensemble des secteurs concernés, notamment le ministère de la Santé, le ministère de la Justice, et renforcer la sécurité contre ces violences «qui affectent la dignité humaine, la santé, les victimes». «La mobilisation ne concerne pas uniquement l’Etat, ni les autorités compétentes et les parents. Elle concerne tout le monde», a-t-elle conclu.