Le projet Maeendreleyo - Pfss-rrc élargit son programme de transferts monétaires sociaux (Tms). Une enveloppe additionnelle de 11 millions de dollars doit permettre d’étendre le dispositif à 55 000 ménages vulnérables, dont 15 000 nouveaux bénéficiaires répartis dans 152 villages du pays.
Au total, 55 000 ménages vulnérables, dont 15 000 nouveaux foyers, doivent bénéficier d’une allocation de 75 000 KMF versée en trois tranches espacées de un à deux mois. Le lancement a eu lieu dimanche à Mriju, dans le Nyumakele, en présence du gouverneur de l’île et des ministres de la Santé et de l’Environnement. Les paiements sont effectués directement par des services de mobile banking. Une première tranche de 25 000 Kmf a été remise lors de la cérémonie.
Selon les données fournies, Ndzuani concentre le plus grand nombre de bénéficiaires, avec 26 742 ménages pris en charge dans 65 villages. Ce chiffre comprend 9 929 nouveaux foyers, en plus des 16 813 ménages déjà soutenus. À Ngazidja, 23 483 ménages répartis dans 73 villages sont concernés, dont 3 601 nouveaux bénéficiaires.
À Mwali, le programme touche 4 785 ménages dans 14 villages, dont 1 470 nouveaux foyers.
Pour sa part, le ministre de la protection sociale, Ahamadi Sidi Nahouda, appelle à une attention particulière envers les personnes âgées, les personnes vivant ayant des difficultés de mobilité. «Ce transfert n’est ni un privilège ni une faveur. C’est un mécanisme de protection destiné aux ménages qui répondent aux critères établis. Une attention particulière doit être accordée aux personnes âgées, aux personnes vivant avec un handicap, aux femmes enceintes et à toutes les personnes ayant des difficultés de mobilité», a-t-il déclaré.
Le ministre a également insisté sur les conditions devant encadrer la mise en œuvre des transferts. «Aucune discrimination, ni pression, ni retenue indue et ni forme d’exploitation ou d’abus ne doivent être tolérées. La réussite de cette opération ne se mesurera donc pas seulement au nombre de ménages bénéficiaires. Elle se mesurera également à la qualité du service rendu, à la transparence du processus et à la confiance que nous aurons su construire avec la population», a-t-il ajouté.
Appui au développement
Le coordinateur du projet Maeendreleyo, Ibrahima Ahamada, a présenté les différentes étapes prévues pour la mise en œuvre des transferts. «Cette nouvelle intervention repose sur une chaîne opérationnelle structurée. Elle commence par l’identification des ménages vulnérables et se poursuit par des mécanismes de paiement sécurisés et traçables, notamment à travers le mobile banking. Enfin, elle repose sur un dispositif de suivi, de contrôle et d’évaluation», a-t-il expliqué.
Pour le coordinateur, les transferts ne constituent pas uniquement une aide financière, «mais également un instrument de solidarité, de protection du capital humain et de renforcement de la résilience des ménages».
Pour sa part, le gouverneur de l’île a notamment évoqué la place des femmes dans le dispositif. «Nous avons très peu d’hommes bénéficiaires du projet parce que nous avons compris que le développement de ce pays va se faire avec des femmes», a déclaré Dr Zaidou Youssouf, remerciant les autorités pour leur engagement, notamment le chef de l’État, pour la confiance qu’il a auprès des partenaires et des autorités.
Du côté des bénéficiaires, Mariam Issouf a décrit l’arrivée de cette aide comme un moment important. «C’est une journée d’une joie immense. Nous voyions les aides qu’à travers nos télévisions, dans les autres pays. Nous avons reçu la visite de nombreux agents de recensement à chaque fois, avec des difficultés. Il s’agit du premier projet qui soutient la résilience des communautés partout dans le pays», a-t-elle témoigné, soulignant qu’avec ce projet «beaucoup de personnes ont en ce moment une pièce d’identité et ont suivi des formations sur la gestion financière»n



