Le gouvernement japonais appuie les Comores sur un programme destiné à renforcer la préparation des communautés aux catastrophes naturelles, tout en améliorant l’accès à l’eau potable, la nutrition et les moyens de subsistance des populations vulnérables.


Afin de faire face aux risques liés aux catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique, le gouvernement du Japon a lancé le projet «Préparation, réponse et résilience communautaires face aux catastrophes aux Comores» (Community Disaster Preparedness, Response and Resilience in Comoros). Cette initiative vise à renforcer la résilience des communautés les plus vulnérables et à améliorer leurs capacités de préparation et de réponse aux crises.


La cérémonie officielle de lancement s’est tenue hier mercredi 10 juin au siège du Croissant-Rouge comorien. Elle a réuni notamment l’ambassadeur du Japon résidant à Madagascar, Tojima Hitoshi, le président de l’assemblée de l’Union, Moustadroine Abdou, le vice-président du Croissant-Rouge comorien, Hachime Ahmadi, ainsi que le représentant de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Abdel Agbomenou.


Ce projet a pour objectif de renforcer les capacités du Croissant-Rouge comorien dans la gestion des urgences sanitaires et des catastrophes naturelles. Il vise concrètement à renforcer de manière intégrée les infrastructures essentielles, l’adaptation au changement climatique ainsi que les capacités de préparation et de réponse aux catastrophes. Mis en œuvre sur une période de douze mois, le programme bénéficie d’un financement d’environ 85 000 dollars américains. 

La gestion des urgences sanitaires et des catastrophes naturelles

Il est réalisé en étroite collaboration avec le gouvernement de l’Union des Comores, notamment les ministères en charge de l’Énergie, de l’Environnement et de l’Agriculture, ainsi qu’avec le Croissant-Rouge comorien et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.Le projet profitera directement à plus de 7 500 personnes dans les régions de Mbadjini à Ngazidja, et de Walla-Mirereni, à Mwali. 


À Mwali, le programme prévoit la réhabilitation d’un système d’approvisionnement en eau, l’installation d’infrastructures hydrauliques résilientes ainsi que des activités de promotion de l’hygiène. Il soutiendra également la plantation de 2 000 arbres, la sensibilisation aux enjeux environnementaux et le renforcement des capacités des comités locaux de gestion des risques de catastrophes.


«Grâce à ce financement, le Croissant-Rouge comorien a pu accompagner huit structures de santé dans la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition, en les dotant des équipements nécessaires dans les trois îles», a déclaré Hachime Ahmadi. Le vice-président du Croissant-Rouge comorien a exprimé sa «profonde gratitude au gouvernement japonais pour son soutien constant au peuple comorien». Il a rappelé que l’institution se prépare en permanence à répondre aux situations d’urgence. «Nous sommes là pour l’humanitaire», a-t-il insisté.


Pour sa part, l’ambassadeur Tojima Hitoshi a mis l’accent sur la sécurité humaine, l’amélioration de l’accès aux services de base, notamment l’eau et l’assainissement, ainsi que le renforcement des capacités des communautés à faire face aux risques et aux crises. «Nous avons déjà mis en œuvre un projet similaire en 2023. Grâce aux efforts du Croissant-Rouge comorien, de nombreux résultats positifs ont été obtenus. Nous sommes déterminés à poursuivre cette coopération avec nos partenaires», a-t-il déclaré.

 Le diplomate japonais a aussi fait savoir que ce nouveau projet vise non seulement à améliorer l’accès à l’eau potable, mais aussi à renforcer les capacités de préparation et de réponse aux catastrophes naturelles futures. «Le projet que nous lançons aujourd’hui va au-delà des chiffres attendus. Il concerne avant tout la dignité des personnes et l’espoir d’un avenir meilleur pour les communautés concernées», a-t-il affirmé.


Réaffirmant «l’engagement commun du Japon, du gouvernement comorien et du Croissant-Rouge comorien en faveur de communautés plus sûres et plus résilientes», l’ambassadeur a rappelé que «les effets du changement climatique se manifestent déjà de manière concrète dans la vie quotidienne des Comoriens».