Les travaux portent sur la préparation et la réponse aux catastrophes, à travers la présentation des dispositifs existants, une simulation sur table et un retour d’expérience.

 


Un atelier de vulgarisation des plans d’urgence et de simulation se tient du 19 au 21 octobre à Ndzuani, dans le cadre du projet Hadhari / Tiaews. Une centaine de participants, issus notamment de l’administration insulaire, de la sécurité civile, des corps armés et de la sécurité ainsi que de la société civile et des médias, prennent part aux travaux. L’objectif est de renforcer les capacités de préparation et de réponse aux catastrophes.


L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet «Renforcement des systèmes d’alerte précoce orientés vers l’action pour une meilleure réponse anticipative aux catastrophes climatiques aux Comores (Tiaews) Hadhari». Financé par la République populaire de Chine, ce projet est mis en œuvre par le Pnud, en collaboration avec la direction générale de la sécurité civile (Dgsc). Les échanges portent notamment sur le Plan national de contingence, les systèmes d’alerte précoce, l’évaluation des besoins et la planification des interventions.

 

A l’occasion, le gouverneur de Ndzuani, Dr Zaidou Youssouf, a insisté sur la vulnérabilité de l’île face aux phénomènes climatiques. «Avec une densité effroyable qui dépasse les 800 habitants au kilomètre carré, chaque perturbation climatique se transforme en un drame humain, en une tragédie humaine. Nos terres arables subissent les effets des pluies torrentielles,. L’érosion côtière agressive grignote inexorablement nos littoraux et menace nos villages côtiers», a-t-il déclaré.  


Le gouverneur a également a souligné le rôle des médias dans ce dispositif. «Un système d’alerte précoce ne doit pas se limiter à observer un phénomène météorologique, à recueillir des données ou à transmettre une information. Un système d’alerte doit permettre aux autorités et aux communautés de comprendre le danger, de prendre une décision avant que les conséquences les plus graves ne se produisent. Pour que l’action soit efficace, l’information doit circuler à temps. C’est ici que les médias jouent un rôle vital», a-t-il souligné.

Tirer les enseignements du Chido

De son côté, le directeur régional de la sécurité civile, le lieutenant Abdouroihamane Mohamed, a rappelé les principaux risques auxquels l’île est exposée. «Face à ces menaces, la préparation constitue un élément essentiel pour réduire les pertes humaines et matérielles. Elle repose notamment sur l’existence de plans de gestion des risques de catastrophe adaptés, opérationnels et régulièrement testés», a-t-il expliqué. Le directeur a également évoqué les conséquences et les enseignements du cyclone Chido, survenu en décembre 2024. «En décembre 2024, le cyclone Chido a affecté plus de 64 000 personnes aux Comores, dont plus de 47 000 à Ndzuani, selon les premières évaluations.

 Cette épreuve a aussi mis en évidence avec lucidité les limites de nos mécanismes opérationnels dans l’île. L’exercice de simulation qui nous réunit aujourd’hui représente une étape importante dans le renforcement de nos capacités collectives de préparation et de réponse aux situations d’urgence. Il nous offre l’occasion de tester nos procédures, de clarifier les rôles et responsabilités des différents acteurs, d’évaluer les mécanismes de coordination et de communication. Il permet de vérifier notre capacité à mobiliser rapidement les ressources humaines, matérielles et logistiques nécessaires en cas de catastrophe», a-t-il déclaré.


Au terme de sa prise de parole, le directeur régional de la sécurité civile a appelé les différents intervenants à participer activement aux travaux. «Ces trois jours d’exercice doivent également nous permettre d’identifier les insuffisances, de tirer les enseignements nécessaires et de proposer des mesures concrètes pour améliorer nos plans d’urgence et renforcer la collaboration entre les différents intervenants. Chaque participant est appelé à prendre une part active aux travaux, à faire preuve d’esprit d’équipe, de responsabilité et de professionnalisme. Il est important que nous considérions cet exercice non seulement comme une activité technique, mais aussi comme une occasion d’apprendre, de partager nos expériences et de consolider notre culture de prévention et de préparation aux catastrophes», a-t-il conclu.