Quelques jours après la fin du mois sacré, le maire de Moroni, Omar Mohamed, dresse le bilan des actions menées dans la capitale. Entre coordination institutionnelle, gestion des marchés et amélioration de la circulation, il met en avant une organisation anticipée et concertée.
Quel bilan tirez-vous de l’organisation du mois de Ramadhwani 2026 dans la capitale ?
Je rends grâce à Allah qui nous a permis d’achever ce mois dans de bonnes conditions. Puis, globalement, le bilan est satisfaisant. Tout cela a été possible grâce à la coordination impulsée par le chef de l’État et relayée à tous les niveaux, jusqu’à la mairie. Nous avons donc travaillé main dans la main avec les autorités civiles et sécuritaires, notamment la police, la gendarmerie nationale et la Dgsc. Je tiens, à préciser que cette cohésion a été déterminante. Dieu merci.
Comment avez-vous géré la question de l’approvisionnement alimentaire ?
Il y a eu une synergie entre le gouvernement et la mairie dans un objectif clair de rapprocher les denrées alimentaires des citoyens et garantir des produits de qualité à des prix accessibles. Avec l’appui du ministère de l’Agriculture et des partenaires comme Comores Telecom, nous avons développé des marchés de proximité. D’ailleurs, cela a également permis de valoriser les producteurs locaux. Certains agriculteurs ont écoulé jusqu’à quatre tonnes de denrées. Des volumes importants qui prouvent que notre pays dispose d’un potentiel réel en matière d’agriculture. Nous devons capitaliser sur cette dynamique pour réduire notre dépendance aux importations.
Cette année, la circulation et l’occupation des espaces publics ont été particulièrement maîtrisées. Comment expliquez-vous cela ?
Nous avons surtout anticipé. Un comité spécifique a été mis en place pour organiser l’occupation de la voirie. Nous avons recensé les commerçants dès le début du mois et défini des espaces adaptés. Puis, un important travail de sensibilisation a été mené, notamment sur la propreté et le respect des règles. Chaque vendeur se devait de ramasser les déchets accumulés durant la journée, de les mettre dans un sac poubelle afin de faciliter le ramassage lors du passage des camions. Résultat : des routes plus fluides que d’habitude, des trottoirs dégagés, y compris autour de l’hôpital El-Maarouf qui est une première alors que cela constituait un défi majeur.
Quel a été votre rôle personnel dans cette organisation ?
J’ai privilégié le dialogue. J’ai rencontré tous les acteurs concernés qui sont les responsables des trois marchés de la ville (Volovolo, Petit-marché et Grimaldi) à plusieurs reprises. L’idée était d’écouter chacun, comprendre les difficultés et mettre en place des solutions concertées. Cette approche nous a permis d’instaurer un climat de confiance entre toutes les parties.
Est-ce que cette expérience est appelée à durer ?
Absolument. Les retours sont très positifs. Nous réfléchissons déjà à lannée prochaine, avec une question centrale : faut-il maintenir ce dispositif ou créer de nouveaux espaces dédiés aux commerçants ? De toute façon, l’objectif reste le même, à savoir concilier les activités économiques à la propreté urbaine et fluidité de la circulation.
Un dernier mot ?
Nous devons continuer à dialoguer et à travailler ensemble. La mairie est ouverte à toutes les initiatives. Nous souhaitons collaborer dès l’année prochaine avec des structures comme l’Union des chambres de commerce et d’industrie et d’artisanat (Uccia) et les organisations des commerçants. Le développement de Moroni est une responsabilité collective.



