Le Cndrs a réuni chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et partenaires autour des mécanismes de financement, du montage de projets et des réseaux scientifiques internationaux pour renforcer la recherche aux Comores et les partenariats institutionnels.
Le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) a organisé, les 15 et 16 septembre, un séminaire consacré aux mécanismes de financement de la recherche scientifique. Plusieurs responsables ont participé à l’ouverture, aux côtés d’acteurs de la recherche. La formation visait à renforcer les compétences dans l’identification des appels, la conception des propositions, les budgets et le suivi des projets.À l’ouverture, le directeur général du Cndrs, Toiwilou Mze Hamadi, a souhaité la bienvenue aux participants. Le recteur de l’Université des Comores (Udc), Ibouroi Ali Tabibou, a souligné l’importance de la recherche dans le développement du pays. «La recherche constitue un élément essentiel au sein de notre développement», a-t-il rappelé, avant d’appeler les chercheurs à mieux identifier les financements et à construire des partenariats scientifiques. Ce dernier a également salué la coopération entre le Cndrs et la Fédération des conseils de la recherche scientifique (Fcrs). «Cette coopération offre une excellente occasion de partager les expériences», a-t-il précisé.
L’ambassadeur des Comores en Égypte et représentant permanent auprès de la Ligue des États arabes, Antoy Anfande, a encouragé les chercheurs à intégrer davantage les réseaux scientifiques et à tirer parti des programmes de coopération. «Nous avons des chercheurs nouveaux qui doivent mieux participer dans le monde», a-t-il déclaré. Il a ensuite invité ces derniers à «profiter de cette occasion pour faire des contacts». Il a aussi insisté sur la recherche appliquée aux besoins de la population, notamment dans les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle.Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale chargé de la Recherche scientifique, Saïd Soule Saïd, a mis l’accent sur le coût croissant de la recherche. «La recherche coûte très cher aujourd’hui», a-t-il observé. Il a appelé à «créer une synergie de partage d’expérience et de connaissances» entre les acteurs.
À la clôture, le 16 septembre, Toiwilou Mze Hamadi a présenté les principaux enseignements. Les rencontres institutionnelles ont porté sur les priorités nationales, les partenariats étrangers et les difficultés de montage des projets.La formation a présenté Horizon Europe, Cost, Erasmus+, Prima ainsi que plusieurs programmes de coopération avec les réseaux scientifiques africains et arabes. Le directeur général a insisté sur la nécessité de passer d’initiatives individuelles à une coopération institutionnelle mieux structurée. « Il est important de mieux identifier les programmes qui correspondent à nos priorités nationales, de développer des réseaux de partenaires et de renforcer notre capacité à répondre aux appels à projets», a-t-il souligné.Les pistes retenues comprennent une veille sur les programmes, une base de données de partenaires, des formations et l’identification de thématiques prioritaires. «L’enjeu maintenant est de transformer les acquis de cette mission en actions concrètes », a indiqué Toiwilou Mze Hamadi.




