Plusieurs sujets ont été abordés dans les conférences et tables rondes. On peut ainsi citer la santé mentale pendant le doctorat, les difficultés rencontrées par les étudiants étrangers (en particulier les Comoriens) en France, la confiance en soi, ainsi que les possibilités offertes par les sciences des données et l’intelligence artificielle.
L’association Uoni a organisé le 28 et 29 octobre, la quatrième édition de ses Rencontres interdisciplinaires à l’Université de Rouen, en France. Plusieurs professeurs des universités, notamment l’ancienne ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, étaient présents à ces deux journées d’échanges et de réflexions. Des chercheurs comoriens et étrangers y ont également pris part.
Favoriser les échanges d’expériences
A l’occasion, le président de Uoni a indiqué que l’association entend renforcer, à travers ces rencontres, les liens entre les chercheurs, les étudiants, les institutions universitaires et les diasporas, en mettant les compétences et les connaissances au service de la jeunesse.
Le professeur Amir Aboubacar a fait savoir que cette année, ces rencontres prennent une nouvelle dimension avec leur ouverture à d’autres diasporas. «L’objectif est de favoriser les échanges d’expériences, de créer des passerelles entre les milieux universitaires et professionnels. On vise de faire émerger de nouvelles coopérations dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’innovation», a expliqué le Professeur, avant de saluer l’implication de l’Université de Rouen Normandie, qui a accueilli l’événement en mettant à disposition les moyens nécessaires permettant d’organiser cet évènement.
Le Pr Amir Aboubacar a, dans son discours prononcé à l’occasion, souligné l’importance de renforcer des échanges autour de la recherche, de la santé et de la formation. Plusieurs sujets ont été abordés dans les conférences et tables rondes animés par les universitaires et professionnels présents. On y trouve la santé mentale pendant le doctorat, les difficultés rencontrées par les étudiants étrangers (en particulier les Comoriens) en France, la confiance en soi et la prise de parole en public. Les possibilités offertes par les sciences des données et l’intelligence artificielle étaient également au menu des échanges.
Les sujets abordés couvrent plusieurs domaines comme l’obésité métabolique, les questions d’identité et d’altérité dans les croyances collectives et le potentiel des algues marines aux Comores. «Cette diversité témoigne de la volonté de Uoni de faire dialoguer les disciplines et de mettre en lumière des recherches pouvant nourrir la réflexion scientifique et contribuer au développement du pays», a expliqué le professeur Amir Aboubacar.
Les trois bourses d’excellence de la Fondation Adab au bénéficie des lauréats comoriens en mai 2026, ont été abordées dans les deux journées. Ces bénéficiaires ont intégré l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Rennes pour l’année universitaire 2026-2027. «Cette initiative illustre l’importance de l’accompagnement des jeunes talents comoriens et de la promotion de l’excellence académique qui s’inscrit dans une ambition plus large, notamment la facilitation à l’accès des étudiants méritants les formations d’excellence pour leur permettre de développer des compétences susceptibles», a ajouté le fondateur de cette association. Professeur Amir a évoqué quelques perspectives de collaboration avec l’Insa qui vise, selon lui, «à explorer des possibilités d’accompagnement des étudiants méritants vers les grandes écoles et favoriser l’accès à des formations de pointe qui seront bénéfiques pour les Comores».


