À travers ce programme, «Toimaya ya Maoudou» et ses partenaires ambitionnent de donner aux associations les outils nécessaires pour renforcer leur impact dans le domaine éducatif et contribuer durablement au développement des communautés locales.
L’association «Toimaya ya Maoudou», en partenariat avec l’Ambassade de France en Union des Comores, à travers le Service de coopération et d’action culturelle (Scac), a lancé une session de formation, samedi 28 mars dans les locaux de la structure, dédiée aux organisations de la société civile (Osc) œuvrant dans le secteur éducatif. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Fef-Osc (Fonds équipe France - organisations de la société civile) et vise à «renforcer les compétences des acteurs associatifs », à travers les îles de l’archipel. Au total, treize associations bénéficient de ce projet multi-îles, réparties comme suit : sept à Ngazidja, trois à Mwali et trois à Ndzuani.
La formation, organisée sur cinq jours à Ikoni, propose chaque jour une thématique spécifique adaptée aux besoins des structures participantes. Selon le directeur des opérations de «Toimaya ya Maoudou», Moustoifa Ahmed, cette initiative répond à des lacunes constatées sur le terrain. «toimaya ya Maoudou, ce sont des jeunes bénévoles engagés pour accompagner leur pays. Nous menons plusieurs activités, notamment des cours de soutien, la gestion de bibliothèques, des salons étudiants, ainsi que diverses formations et animations dans les écoles», a-t-il expliqué.
Le 6 avril à Ndzuani
L’organisation s’appuie également sur un réseau de partenaires pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes. «Nous accompagnons les jeunes et, une fois leur parcours terminé, nous les orientons vers des stages auprès de nos partenaires afin qu’ils puissent découvrir le monde du travail», a-t-il poursuivi. La sélection des associations bénéficiaires s’est faite sur la base de critères précis. «Nous avons procédé à des descentes sur le terrain dans les trois îles. Après des entretiens et une étude approfondie, nous avons retenu les associations répondant aux objectifs du projet, notamment celles actives dans les cours de soutien et la gestion de bibliothèques», a précisé Moustoifa Ahmed.
Durant le mois de Ramadan, trois associations de Mwali ont déjà bénéficié de ces formations.
L’équipe prévoit de poursuivre la tournée à Ndzuani à partir du 6 avril.L’objectif principal est, selon le responsable, de «professionnaliser» les Osc communautaires», souvent confrontées à un manque de structuration. « Beaucoup d’associations disposent de bibliothèques, mais sans personnel formé. Ce sont souvent des jeunes bénévoles qui n’ont pas les compétences nécessaires. Il en est de même pour les cours de soutien, où des critères essentiels comme la sélection des enseignants, la mobilisation des élèves ou encore la confiance des parents ne sont pas toujours maîtrisés», a souligné le responsable.
Lors de la formation, l’on a abordé également des thématiques liées à la gouvernance associative, à la recherche de financements et à la structuration interne, afin de prévenir les conflits et améliorer le fonctionnement des organisations. « Nous devons avoir sept associations aujourd’hui mais finalement six ont répondu présent», a-t-il mentionné.Parmi les participants, Ben Dafine Zayad, membre d’une association d’aide à Salimani ya Hambu, a salué l’initiative. «J’avais déjà participé à une formation similaire, qui m’avait beaucoup apporté. Aujourd’hui, je suis venu pour approfondir mes connaissances. Nous rencontrons des difficultés, notamment dans la recherche de financements. Cette formation nous permettra de mieux comprendre et de répondre à nos besoins», s’est-il enthousiasmé.



