Le Syndicat national des instituteurs comoriens (Snic) a lancé, vendredi 22 mai à l’école primaire de l’Ifere, un appel à candidature pour le renouvellement de ses instances dirigeantes. Cette démarche intervient après une assemblée générale ayant demandé le départ du secrétaire général pour «non-respect des lois fondamentales» du syndicat.
À l’issue d’une assemblée générale tenue le 6 mai dernier au foyer Awladi El Komor, des membres du Syndicat national des instituteurs comoriens (Snic) ont annoncé l’ouverture officielle des candidatures pour le renouvellement des instances syndicales. L’annonce a été faite vendredi 22 mai à l’école primaire sise à l’Ifere par le secrétaire de la commission électorale et des délégués, Ahamada Hamza, accompagné du conseiller et vice-président des délégués, Nassor Mlahai.Selon les responsables de la commission électorale, cette procédure intervient dans un contexte marqué par «le non-respect des lois fondamentales du syndicat» reproché au secrétaire général. « Ces élections sont arrivées brusquement car, normalement, elles se déroulent différemment. Mais face au non-respect des textes, nous avons été contraints d’agir », a expliqué Ahamada Hamza. La commission électorale affirme vouloir organiser un scrutin «transparent» et conforme au code électoral du syndicat.
Les candidatures sont ouvertes depuis le 23 mai et les dépôts de dossiers prendront fin le 27 mai. L’étude des dossiers se déroulera du 29 au 30 mai, avant une période de recours fixée du 1er au 5 juin. Les élections sont prévues pour le 10 juin, date à laquelle auront également lieu le dépouillement et la proclamation des résultats. Afin de faciliter le dépôt des candidatures, la commission, composée de huit membres répartis dans différentes régions du pays, a désigné des représentants locaux à Hamahame, Mitsamihuli, Mbude, Bambao, Mbadjini et Domba. Les candidats devront remettre leurs dossiers auprès de ces responsables régionaux.Les responsables syndicaux expliquent que cette décision fait suite à une assemblée générale ayant réuni 247 membres du syndicat. Selon Ahamada Hamza, l’ensemble des participants aurait voté à l’unanimité pour demander le départ du secrétaire général, accusé de « non-respect des textes » régissant le Snic. Au cœur des désaccords figure notamment la gestion du mouvement de grève des enseignants du primaire.
La gestion du mouvement de grève des enseignants du primaire
Il estime que certaines dispositions de l’avenant signé avec les autorités n’ont pas été respectées. Ils évoquent particulièrement les points 3 et 4 du document, liés à un moratoire devant suivre les assises nationales sur l’éducation. «Nous avons demandé qu’un calendrier clair soit établi en partenariat avec le ministère afin que toutes les revendications soient connues de tous. Nous ne pouvons pas ignorer certaines dispositions du texte pour aller directement à d’autres points », a expliqué Ahamada Hamza. La commission électorale assure enfin que tous les militants remplissant les conditions requises ont le droit de se porter candidats et promet un processus mené «dans la transparence et le respect des règles électorales»




