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Restructuration du journalisme : La professionse mobilise

Restructuration du journalisme : La professionse mobilise

Société | -   Abdou Moustoifa

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Manque de formation, vie précaire, des moyens de travail assez limités, absence de protection en cas de dangers, les difficultés rencontrées par les journalistes comoriens sont nombreuses. Une situation alarmante pour une profession dont le rôle est indispensable dans un pays démocratique. Procéder à un aggiornamento de la profession en traçant un avenir reste désormais le combat des journalistes.

 

Vendredi 24 novembre dernier a eu lieu simultanément dans les trois îles des réunions de réflexion réunissant les journalistes du pays. Le but de ces échanges était de voir comment trouver des solutions sur les maux qui touchent tous ceux qui travaillent dans ce secteur, confronté à d’innombrables obstacles. Cette prise de conscience semble prendre ses racines sur l’agression récente du journaliste de la radio kaz.

A Ngazidja, ce rassemblement s’est tenu dans les locaux du journal Al-watwan en présence d’une vingtaine de journalistes issus des différents médias à l’instar du directeur de l’Archipel, Aboubacar Mchangama. La séance a été présidée par Abdillah Saandi Kemba, ancien journaliste d’Albalad qui dans son introduction a annoncé les thèmes de la réunion.

 

Notre métier n’est pas du tout facile et les défis à relever sont nombreux. Pour cela il va falloir qu’on se restructure. A cet effet, nous avons retenu trois points essentiels. D’emblée, il y aura les réformes à engager pour professionnaliser et améliorer le niveau des journalistes. Chercher par exemple à instituer des formations en faveur de ces derniers. Mais parallèlement, il est primordial à ce qu’on songe à un dispositif qui nous permettra d’être en sécurité. Cette garantie revient à l’Etat c’est à nous donc de le demander a-t-il fait savoir.


Créer  un syndicat des journalistes

Une fois ces deux conditions réunies, poursuivra t-il,  une structure qui se penchera sur les droits des journalistes doit naitre pour défendre ces derniers. Mais sa mise en place officielle devra intervenir dans un congrès dont la tenue est prévue pour l’année prochaine et qui réunira tous les journalistes. Pour donner poids à ces arguments, le secrétaire général de la commission d’attribution de la carte de presse évoquera les injustices dont sont victimes tous les membres du corps : licenciements arbitraires, violences physiques entre autres.

Pour l’heure l’idée est de créer un syndicat qui militera pour le respect des droits des journalistes. Du moment où les organisations professionnelles sont absentes pour ne pas dire inexistantes. Un constat qui ne fait guère l’ombre d’un doute aux yeux de gens ayant pris part à cette réunion. Pour la correspondante de Rfi à Moroni, Mchangama Anziza, ces organisations ont disparu des radars depuis un moment affirmant qu’elle ne connaissait même pas leurs membres.

Aujourd’hui, les médias naissent comme des champignons, des gens se réclament journalistes par complaisance au grand dam de ceux qui aimeraient être journalistes en respectant la déontologie.


Faire preuve de professionnalisme

Le constat est unanime. La nécessité des formations est donc pressante. Le chef de la rubrique culture d’Al-watwan, Nassila Ben Ali a quant à lui appelé ses confrères présents à s’impliquer davantage dans les associations professionnelles. Le seul moyen de les rendre visibles et efficaces. Au terme d’un débat jugé fructueux par tout le monde, l’assistance s’est  mis d’accord pour organiser une réunion prévue le 08 décembre prochain.

Ce jour là, toutes les organisations professionnelles devront faire le point sur leur fonctionnement. Ca sera donc l’occasion d’identifier les problèmes qui touchent la profession, étudier la mise en place d’un cadre pouvant favoriser la formation, préparer le congrès etc.


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