La Revue annuelle conjointe du secteur de la sécurité alimentaire, de la nutrition et du développement agricole durable s’est ouverte mardi à Moroni. Les échanges doivent permettre d’évaluer les réalisations de 2025 et d’améliorer le suivi des programmes.
La Revue annuelle conjointe (Rac) 2025 du secteur de la sécurité alimentaire, de la nutrition et du développement agricole durable a officiellement débuté hier mardi 11 août à l’hôtel Le Retaj de Moroni. Pendant trois jours, les acteurs du secteur agricole vont examiner les programmes prévus, les réalisations enregistrées et les améliorations à apporter.
La cérémonie d’ouverture a réuni notamment le ministre de l’Agriculture, Daniel Ali Bandar, le gouverneur de l’île autonome de Ngazidja, Ibrahim Mze, ainsi que le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur agricole, Luca Monge Roffarello. Des secrétaires généraux, des directeurs généraux, techniciens et agents des services ministériels participent également aux travaux. Pour Luca Monge Roffarello, cette revue ne doit pas se limiter à un exercice de bilan. «Une revue sectorielle prend tout son sens lorsqu’elle nous permet d’examiner avec lucidité ce qui a été prévu, ce qui a été effectivement réalisé et surtout ce qui doit être amélioré collectivement », a-t-il déclaré. Le représentant du Pnud a indiqué que les résultats enregistrés en 2025 témoignent “d’avancées importantes”, tout en faisant ressortir “des marges de progression”.
Le taux global d’exécution financière des projets du secteur s’élève à 69 %, soit près de 18 millions de dollars sur les 26 millions programmés. Toutefois, seuls 46 % des indicateurs programmés ont été atteints.Le ministre de l’Agriculture, Daniel Ali Bandar, s’est félicité de la mobilisation des différents acteurs et des résultats obtenus. Il a toutefois appelé à tirer des conclusions opérationnelles des travaux. Selon lui, la Rac ne doit pas aboutir à une nouvelle liste de recommandations venant s’ajouter aux précédentes. Chaque recommandation stratégique doit plutôt être assortie d’un responsable, d’une échéance, d’un résultat attendu et d’un mécanisme de suivi-évaluation. De son côté, le gouverneur de Ngazidja, Ibrahim Mze Mohamed, a rappelé le rôle central de l’agriculture dans l’économie nationale. «Le secteur agricole est une des ressources de revenu pour la population comorienne. Elle assure notre croissance et nos exportations», a-t-il soutenu.
Ibrahim Mze Mohamed a également rappelé que l’organisation de cette revue s’inscrit dans une nouvelle approche de gouvernance. La première Rac du secteur agricole, organisée l’année précédente, avait marqué, selon lui, «une nouvelle manière de gouverner fondée sur la transparence, la redevabilité, le dialogue et la recherche collective des résultats ».
Les trois jours de travaux doivent ainsi permettre aux participants d’identifier les forces et les faiblesses du secteur, et de voir comment renforcer la coordination institutionnelle et améliorer le suivi des investissements publics.




