L’objectif est, selon les organisateurs, de créer « des espaces de dialogue » pour échanger et proposer des solutions adaptées aux problèmes locaux, en particulier ceux liés à la dégradation de l’environnement, aux catastrophes naturelles et à leurs impacts sur la vie quotidienne des populations.
Le ministère de l’Information a organisé ce jeudi 5 mars à l’hôtel Les Arcades, une formation de deux jours, consacrée à la mise en place de «cercles d’écoute» au profit des responsables de la région d’Itsandra. Cette initiative ouvre la voie à la création «d’espaces de dialogue permettant aux communautés locales d’identifier et de proposer des solutions aux défis liés notamment à la dégradation de l’environnement et aux catastrophes naturelles».
Selon le directeur de l’Information et de la communication, Bendjad Ismael, son département souhaite un processus inclusif devant permettre d’impliquer les acteurs locaux dans la recherche de solutions durables. «Un cercle d’écoute est un espace de dialogue qui permet à la communauté locale de trouver des réponses adaptées à ses propres réalités», a-t-il expliqué.
Dans un premier temps, selon les organisateurs, deux cercles d’écoute seront mis en place dans la région d’Itsandra. Ceux-ci poursuivront leurs activités avec l’accompagnement et l’animation d’animateurs radio, qui faciliteront l’organisation de sessions d’écoute et de discussion entre les participants.
Des actions de sensibilisation
La formation, prévue initialement pour deux jours, pourrait être prolongée en raison du mois de Ramadan. Toutefois, les organisateurs comptent rapidement passer à la phase pratique en organisant des sessions d’écoute réunissant journalistes, femmes leaders, acteurs communautaires et jeunes engagés. L’initiative entend toucher plusieurs catégories d’acteurs locaux. Femmes leaders, jeunes reporters, agents de sécurité, civils et chefs de villages seront appelés à participer activement à ces espaces d’échange afin de contribuer à l’identification de solutions concrètes face aux risques de catastrophes climatiques.
Après Itsandra, l’initiative sera étendue à la capitale. Trois autres cercles d’écoute devaient être mis en place à Moroni dans les prochains jours. Les organisateurs espèrent élargir ces activités à d’autres localités afin de renforcer la sensibilisation et l’implication des communautés face aux défis environnementaux et sociaux.
Pour Bendjad Ismael, les bénéficiaires de cette initiative sont, avant tout, les communautés locales. «Tout le monde est concerné par ces problématiques et chacun peut bénéficier des avantages des actions de sensibilisation qui seront menées», a-t-il conclu.


