La brochetterie dite «Rive gauche» reprend ses activités depuis hier jeudi 22 octobre. La mairie de la capitale a autorisé la réouverture après quelques jours de fermeture pour cause de « problèmes de circulation engendrés par les véhicules des consommateurs mal garés» sur la zone citée. Une réunion d’urgence a eu lieu le mercredi 21 octobre avec les personnes concernées et la mairie de Moroni pour échanger sur les solutions à mettre en place. «La mairie a finalement donné le feu vert après quelques jours de fermeture», a-t-on appris.  


Pour rappel, «Rive gauche» est un espace qui accueille le soir, à Moroni, sur la route de la Corniche, de nombreuses personnes qui viennent consommer des brochettes souvent en groupe. Selon des informations recueillies auprès de certains consommateurs et vendeurs, l’espace était momentanément fermé pour « non-respect des normes» par les vendeurs. «La raison est simple, problèmes d’embouteillages», a indiqué Charifa Ben Ali.
Après quelques jours de sensibilisation des personnes concernées, la mairie a autorisé la réouverture des activités.

Un dispositif de contrôle et de répression des incivilités

Cette décision a suscité  des réactions contrastées des personnes qui fréquentent le lieu et celles qui y travaillent pour leurs gagne-pains. «Ce lieu est notre unique source de revenus. Je paie le loyer et la scolarité de mes enfants», a expliqué Abdou M’madi, vendeur de brochettes à «Rive gauche». Ce dernier a souligné «l’importance du lieu» pour les personnes qui exercent leurs activités nocturnes. 


Amina Djoundi, a, elle aussi, souligné «le caractère stratégique» de ce lieu pour sa famille et pour son économie. « Je nourris ma famille grâce à mon activité ici», a-t-elle fait savoir, reconnaissant toutefois que «l’intervention légitime» de la mairie de prendre des mesures face aux difficultés rencontrées. «C’est mieux que la mairie trouve une solution pour bien aménager l’endroit», a-t-elle ajouté, appelant les autorités municipales à lutter contre les incivilités observées en déployant un dispositif de contrôle et de répression «pour préserver les activités économiques et faciliter la circulation dans la capitale».


Pour Ibrahim Ali Moilim, membre de la diaspora, «la mairie a bien fait de rouvrir les activités, car c’est un lieu touristique ». Ce je-viens de 37 ans a raconté que sa femme et ses enfants étaient surpris de l’ambiance de cet endroit. Soulaima Noudine dit prendre son dîner à «Rive gauche». Pour lui, ce lieu représente «un enjeu important pour les personnes qui en dépendent économiquement». Il appelle ainsi la mairie de la capitale à trouver «une solution durable et adaptée aux problèmes de circulation».