L’Office national d’importation et de commercialisation du riz aux Comores (Onicor) vient de reprendre ses activités d’importation et de commercialisation. La première cargaison de 7 mille tonnes a été déchargée mardi 24 mars, dans les ports de Mutsamudu et de Moroni, sous la gestion « en mode collatéral management » entre la Banque de développement des Comores (Bdc) et l’Onicor. Au cours d’un entretien accordé à Al-watwan, le conseiller technique de l’Office, Amirdine Mohamed, a réagi suite à la reprise de ces activités.


«Le gouvernement s’est engagé avec la direction générale de l’Office à rouvrir de nouvelles négociations et explorer des stratégies avec notre ancien partenaire Itfc de la Banque islamique de développement, à travers la Bdc Comores afin de reprendre nos activités d’approvisionnement du riz à la population », a-t-il fait savoir avant d’éclaircir que l’Itfc est un fond spécialisé dédié à la promotion des commerces des Etats membres dont les Comores font partie. 


Amirdine Mohamed a fait la promotion de la quantité et de la qualité du riz reçu par l’Office auprès du fournisseur Indien. « Nous avons commandé au départ 15 mille tonnes qui auraient approvisionné nos consommateurs dans une durée de 5 à 6 mois, mais pour de raisons liées à nos capacités financières limitées, on est arrivé jusque-là à 7 mille tonnes », a-t-il souligné, précisant que le riz actuellement déchargé est de 10% de brisure, c’est à dire semi luxe bien blanche. 


Concernant l’approvisionnement et le stockage continus du riz, le conseiller technique n’a pas souhaité fournir de précisions, vu le contexte actuel de la guerre au Moyen-Orient. «Nous sommes dans un contexte international qui impacte le transport maritime, notamment aussi bien dans le domaine énergétique qu’alimentaire. Le coût d’importation risque de flamber à 20% sur le marché international», a-t-il laissé entendre. 

40 conteneurs de riz attendus pour les commerçants protestataires

Et Amirdine Mohamed d’ajouter que les Comoriens ne font que consommer une quantité négligeable par rapport aux grands pays. C’est pourquoi, l’Etat en collaboration avec l’Office, s’est mobilisé en engageant toutes les manœuvres pour stocker davantage ce produit en prévision à la crise économique mondiale. « La consommation d’une durée de 15 ans du riz aux Comores vaut une consommation journalière chez nos amis et frères, les Chinois. Ce qui fait que nous devons prendre les choses au sérieux car les Chinois et autres pays font de grosses commandes pour s’assurer de l’approvisionnement », a-t-il indiqué.


Au sujet des commerçants en attente de leur riz ou de leur remboursement, le conseiller technique a expliqué qu’il s’agit d’un malentendu et d’une incompréhension. « A travers ce mode dit collatéral management avec la Bdc, on ne peut pas vendre ni donner à qui que ce soit une quantité de riz sans l’aval de la Bdc. Alors que ces derniers et notre partenaire Itfc veulent se rassurer des décomptes pour qu’il y ait poursuite du traitement des affaires », a-t-il souligné.

 
Et de conclure que 40 conteneurs de riz seront bientôt à la disposition de ces commerçants. Cette cargaison en provenance de la Tanzanie sera envoyée par leur ancien fournisseur qui, jusqu’ici, leur met mal à l’aise. « Ces commerçants ont pu patienter pendant un an de plus, vaut mieux avoir des compromis que de semer la zizanie et la panique», a temporisé Amiridne Mohamedn