L’enseignant El Amine Moubine Abdoul Chakour poursuit son projet robotique avec Emac, son huitième prototype. Autodidacte, il ambitionne de développer d’autres innovations, notamment un drone.
El Amine Moubine Abdoul Chakour poursuit son aventure dans la robotique. Cet enseignant de langue de formation, passionné de physique et d’électricité, vient de créer son huitième prototype, baptisé «Emac», les initiales de son nom.Originaire d’Itsandra Mdjini, à la fois enseignant et guide touristique, Moubine affirme avoir commencé à s’intéresser à la création robotique dès l’âge de 15 ans. En 2009, il présentait déjà un de ses premiers prototypes, fabriqué avec les moyens du bord, sans disposer des moyens techniques des grands laboratoires. Fier de ses ses créations, il aime toujours à rappeler avoir acquis seul une partie de ses connaissances et développé ses différents prototypes à partir de cette passion.
Son nouveau modèle est présenté comme un robot humanoïde doté de certaines facultés inspirées des capacités humaines. Selon son concepteur, il pourrait être utilisé dans plusieurs domaines, notamment la régulation de la circulation et certaines tâches domestiques. Dans le domaine routier, le robot peut être guidé pour intervenir lors des passages aux feux de circulation et effectuer des gestes destinés à signaler le passage des piétons et des véhicules.
Dans le cadre domestique, il est conçu pour transporter des ustensiles ou des récipients. «Je suis né à Itsandra Mdjini, je suis enseignant mais cela ne m’empêche pas de m’épanouir dans ce domaine car c’est une passion qui date depuis tout petit. Ce sont des automatismes que j’ai appris à fabriquer tout seul», explique El Amine Moubine Abdoul Chakour. Le concepteur ne compte pas s’arrêter à la robotique. Il travaille également sur un projet de drone, dont un premier essai aurait déjà été réalisé. «J’ai déjà commencé l’élaboration d’un drone, j’ai déjà testé ce dernier mais pour le moment j’attends de terminer pour pouvoir le présenter», indique-t-il. Pour El Amine Moubine, le développement de telles initiatives permettrait aux Comores de mieux s’inscrire dans l’évolution technologique. Il appelle ainsi les jeunes universitaires et les passionnés de technologie à «croire en leurs capacités, à mettre en pratique leurs connaissances et à persévérer dans leurs projets d’innovation»n



