À sept mois de la fin du contrat, la réhabilitation de la RN3 affiche 60 % d’avancement. La Dgrtr se veut confiante malgré les contraintes rencontrées sur le chantier.

 

La Direction générale des routes et des transports routiers (Dgrtr) se montre confiante quant au respect des délais de réhabilitation de la route nationale 3 (RN3). Avec un taux d’avancement de 60 %, le chantier, confié à la société chinoise Weihai international economic & technical cooperative Co., Ltd (Wietc), doit être achevé en mai 2027. Les travaux d’assainissement et de construction des ouvrages, considérés comme les plus difficiles, sont presque terminés, tandis que les problèmes liés aux réseaux d’eau et d’électricité ont trouvé une issue.


Pour s’assurer de l’évolution du chantier et identifier les éventuelles difficultés susceptibles de ralentir son exécution, la Dgrtr a organisé, samedi 10 octobre, une visite technique sur les routes nationales 3 et 4. Accompagnée des équipes techniques de la direction des routes, la délégation a parcouru le chantier depuis Bahani jusqu’à la région de Bwankuu, au nord de Ngazidja, en passant par Mbeni. L’objectif était également d’évaluer les mesures prises pour accélérer les travaux.« C’est au total 37 km de route qui sont confiés à la société chinoise Wietc. 16 km sont déjà revêtus d’enrobé, avec 9 km de Bahani à Kwambani-Gte, puis le bitumage d’Ipvoini à la station de pompage d’eau de Hadjambou actuellement», explique le directeur général de la Dgrtr, Boinali Kaldace. 


Au-delà de la chaussée, plusieurs infrastructures connexes sont prévues dans le cadre du projet. Il s’agit notamment de la construction d’un marché à Bahani, de la réhabilitation du Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac) de Mbeni, de la construction d’une grande bibliothèque à Itsandzeni et de l’aménagement d’un kiosque au Lac salé.
Concernant les tronçons qui restent à bitumer, le directeur général assure que toutes les dispositions sont prises pour accélérer le rythme d’exécution et respecter l’échéance contractuelle de mai 2027. «Les travaux les plus difficiles, tels que les travaux d’ouvrages et d’assainissement, ont presque pris fin. Il ne reste que la couche d’enrobé en cours, la phase moins complexe que les autres», précise-t-il. L’un des principaux obstacles rencontrés sur le chantier concernait la présence de poteaux électriques et de conduites d’eau au milieu et aux abords de la route, notamment dans la région de Hamahame. Ces installations compliquaient la progression des travaux et nécessitaient une coordination entre les institutions concernées.


Selon Boinali Kaldace, un compromis a finalement été trouvé grâce à la collaboration des structures impliquées et à l’appui de la Banque africaine de développement (Bad). Les interventions ont permis de poursuivre le chantier tout en rétablissant l’approvisionnement en eau des habitants qui en étaient privés. «Au cours du chantier, des poteaux électriques et des tuyaux d’eau se trouvaient au milieu et aux abords de la route, précisément dans la région de Hamahame.

Finalement, en collaboration avec les institutions impliquées et l’appui de la Banque africaine de développement, le défi est relevé en fournissant l’eau aux habitants qui en étaient privés et en continuant le chantier de la route avec le dépassement des obstacles des deux réseaux», souligne le directeur.La Dgrtr reste toutefois attentive aux contraintes qui pourraient encore affecter le calendrier. Son directeur général se dit confiant quant à une réponse favorable des bailleurs de fonds pour surmonter les difficultés restantes, notamment à travers un projet d’avenant.