Lancée en septembre 2025 sous financement de la Bad, la réhabilitation de la route Nyumashiwa-Walla connaît un ralentissement. La situation qui nourrit les inquiétudes des habitants, marqués par un précédent échec.

 

Après un premier lancement infructueux il y a deux ans à Ndrondroni, dans le sud de Mwali, le chantier de réhabilitation de la route Nyumashiwa-Walla connaît de nouvelles difficultés. Relancé en septembre 2025 dans le cadre d’un vaste programme routier couvrant également la RN21 entre Domoni et Mramani à Ndzuani, le projet semble aujourd’hui marquer le pas. Les travaux, confiés à l’entreprise chinoise China geo-ingineering corporation (Cgc) et financés par la Banque africaine de développement (Bab), concernent notamment la RN32 reliant Nyumashiwa à Walla sur un linéaire de neuf kilomètres. 


À Mwali, cette infrastructure est particulièrement attendue par les habitants de la région agricole de Mledjele, qui espèrent une amélioration durable de leurs conditions de déplacement.Pourtant, depuis plusieurs mois, le chantier tourne au ralenti. Sur le terrain, l’activité apparaît fortement réduite, alors que les travaux avaient démarré à un rythme soutenu. Cette situation ravive les craintes de la population, encore marquée par l’abandon du précédent projet confié à l’entreprise kényane Sobetra.

L’absence de communication officielle

Malgré plusieurs sollicitations, ni les responsables locaux du chantier, ni la coordination nationale du projet, ni la société en charge des travaux n’ont souhaité expliquer les raisons de ce ralentissement. Contacté par nos soins, le directeur des Routes, El-kabir Boinali, a toutefois assuré que le projet n’était pas abandonné. «Certes, le chantier est tout simplement au ralenti. Mais j’espère que bientôt les travaux seront relancés», a-t-il affirmé. Pour rappel, l’entreprise Sobetra, initialement attributaire du marché, avait invoqué plusieurs contraintes ayant empêché l’avancement du projet. 


Parmi celles-ci figuraient des difficultés liées au mécanisme de financement ainsi que l’absence d’études topographiques, géotechniques et hydrologiques préalables.Aujourd’hui, l’absence de communication officielle sur les causes du ralentissement alimente les interrogations et le scepticisme des habitants, qui redoutent un nouvel enlisement d’un projet jugé essentiel pour le développement économique de la région.