Après plusieurs mois d’incertitude liés à la résiliation du premier contrat, les travaux de réhabilitation du tronçon Nyumashiwa-Wallah ont repris. L’avancement du chantier ravive l’espoir des habitants de la région de Mledjele.

 

Le chantier de réhabilitation du tronçon reliant Nyumashiwa à Wallah, sur les RN32 et RN33 à Mwali, connaît une nouvelle dynamique. Relancés en septembre dernier après la résiliation du contrat initial avec la société Sobetra, les travaux avancent désormais sous la responsabilité de l’entreprise chinoise Cgc.Lors d’un passage dans la région de Mledjele, dimanche 16 août, plusieurs réalisations étaient visibles sur les neuf kilomètres concernés par le projet. Des ponts ont notamment été entièrement réhabilités afin de renforcer la structure de la future route. À Ndrondroni, plusieurs équipes et engins étaient mobilisés pour la mise en place de la couche de base, tandis que d’autres ouvriers s’attelaient à la construction des caniveaux.

 

Pour limiter les perturbations de la circulation, l’entreprise a choisi de démarrer les travaux à Wallah en direction de Nyumashiwa, en passant par Ndrondroni. Selon des sources présentes sur le chantier, Cgc dispose d’un délai d’un an et cinq mois pour achever les travaux. «Jusqu’à présent, il n’y a pas de retard significatif enregistré. Nous travaillons sept jours sur sept afin de respecter le délai fixé par les autorités nationales», a indiqué un ouvrier rencontré sur place, sans donner davantage de précisions sur les conditions de travail. Le projet s’inscrit dans le Programme de réhabilitation du réseau routier (Prrr), avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (Bad). 

Soulagement 

La reprise et l’accélération des travaux sont accueillies avec soulagement par les habitants. Dans une région où les promesses de réhabilitation de cet axe routier se sont succédés, la progression du chantier est perçue comme un signe encourageant. «Nous sommes impatients de voir ce programme se terminer, car on nous a tellement donné de fausses promesses. Mais je fais confiance à ce gouvernement, puisqu’il n’a pas baissé les bras depuis que le premier contrat signé avec la société africaine Sobetra a échoué», a déclaré le chef du village de Ndrondroni. En effet, pour les populations locales, l’objectif reste avant tout de disposer d’une route «praticable, sûre et durable», capable de faciliter les déplacements et de renforcer les échanges entre les différentes communautés.