Après trois mois de repos biologique sur le platier de Nyumashiwa, en vue d’assurer une régénération efficace des ressources marines, la pêche au poulpe a été officiellement lancée dans ce village de la région de Mledjele, le mercredi 18 février.

 

Cette mesure de gestion est initiée par le Parc national de Mwali (PNM), à travers l’association locale dénommée «Wandzani wazimbwedza» (qui signifie «les amis des poulpes»), dans le cadre du projet Fsrp du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Élevage, à l’occasion du mois de ramadan.
Les chiffres sont prometteurs : en seulement deux jours, 1,5 tonne de poulpes a été capturée sur une surface de 200 hectares. Le poids moyen de ces animaux était de 1,2 kilogramme.

 La reprise de cette activité a été saluée par plusieurs pêcheurs locaux ainsi que par des habitués de la pêche sur les platiers coralliens. En effet, on observe non seulement une augmentation quantitative de la population de poulpes, mais aussi la réapparition de certaines espèces qui avaient autrefois disparu en raison des fortes pressions humaines exercées sur les platiers. «Cela nous donne de l’espoir, car désormais, avec une seule sortie en mer, on attrape autant de poulpes de bonne qualité qu’auparavant», précise le pêcheur Toildine Issoufi.


«La période de repos biologique de ces pieuvres correspond au pic de leur reproduction. Durant ce laps de temps, le milieu marin ne subit aucune pression extérieure, ce qui favorise la croissance des coraux et des herbiers marins. Ces derniers constituent un habitat essentiel pour les poissons juvéniles», a expliqué Rainati Ahamada, chargée de mission au Parc.

 Selon cette experte, grâce au cycle de ce processus de gestion, on constate aujourd’hui la présence d’une faune devenue rare sur le platier de Nyumashiwa, parmi laquelle figurent les vivaneaux et les carangues, des espèces communément appelées «Ndziashe» et «Nkawa».