Depuis le décapage de la chaussée, les deux localités sont quotidiennement envahies par d’épais nuages de poussière. Face à une situation devenue insupportable, les riverains réclament un arrosage régulier de la route afin de préserver leur santé et leur cadre de vie.
Les travaux de réhabilitation de la route Bahani-Shezani avancent progressivement. L’entreprise Wietc a déjà achevé le goudronnage du tronçon reliant Bahani à GTE. Initialement, les travaux devaient se poursuivre de GTE vers Shezani. Toutefois, la société a choisi de redéployer ses engins dans la région de Mbwankuu afin de lancer les travaux depuis Shezani jusqu’à GTE, en traversant Hamahame.
En attendant la reprise des travaux sur leur secteur, les habitants de Hambuu et d’Itsinkudi vivent un véritable calvaire. Depuis que la route a été décapée, la circulation des véhicules soulève d’importants nuages de poussière qui recouvrent les habitations, les commerces et les cultures. Jour et nuit, les riverains dénoncent une situation qui affecte leur quotidien et craignent des conséquences sur leur santé. Les habitants demandent aux responsables de l’entreprise de mettre en place un arrosage régulier de la chaussée afin de limiter la poussière. Ils interpellent également les autorités régionales pour qu’elles interviennent dans ce sens.
Atténuer les nuisances
Selon eux, les maisons ont pris une teinte rougeâtre sous l’effet de la poussière, tandis que la végétation montre déjà des signes de dégradation.Contacté, un responsable de Wietc ayant requis l’anonymat explique que l’entreprise est confrontée à la sécheresse qui sévit actuellement. «Nous privilégions le peu d’eau que nous disposons dans nos camions pour les localités où se déroulent les travaux en ce moment, notamment dans la région de Mbwankuu», indique-t-il.
Une explication qui peine à convaincre les riverains. Plusieurs habitants assurent que la société n’a jamais procédé à un arrosage systématique de la route. «La société ne doit pas détourner l’attention du public et doit assumer ses responsabilités. Il n’y a jamais eu de calendrier régulier d’arrosage établi par la société. Il arrive parfois que les responsables du village sollicitent l’entreprise pour venir arroser lorsqu’une activité importante rassemblant une importante foule est organisée, comme lors de l’inauguration de notre mini-stade Fifa Arena. À ce rythme, nous risquons de développer des maladies liées à cette poussière», déplore Mohamed Said Mohamed.
Pour Mchami Said, la situation est devenue invivable. «Nous ne pouvons même plus nous asseoir au bord de la route ou sur les places publiques. Certaines voitures roulent à vive allure et soulèvent encore plus de poussière. Nous souffrons du matin au soir», témoigne-t-il.
Même inquiétude chez Riyad Ibrahim, qui affirme que le port du masque est désormais indispensable pour se protéger. «Nous sommes obligés de porter un cache-nez comme en période de pandémie. Si cette situation dure encore plusieurs mois, les conséquences seront lourdes.
Les maisons sont couvertes de poussière et la végétation s’est nettement détériorée», regrette-t-il. Alors que les travaux de réhabilitation sont attendus avec impatience par les populations pour améliorer la circulation, les habitants de Hambuu et d’Itsinkudi espèrent que des mesures temporaires seront rapidement mises en œuvre afin d’atténuer les nuisances causées par la poussière jusqu’à l’achèvement du chantier.




