Le gouvernement de l’Union des Comores a procédé, ce jeudi au siège de Programme des Nations Unies pour le développement, au lancement officiel du mécanisme de coordination des partenaires techniques et financiers. Cette initiative s’inscrit dans un programme global de résilience, de transformation économique et de sécurité alimentaire. Réunis autour du ministre de l’Agriculture, Daniel Ali Bandar, les partenaires techniques et financiers ont échangé sur la nécessité de mettre en place un cadre formel de coordination visant à renforcer l’alignement des appuis sur les priorités nationales, améliorer la complémentarité des interventions, réduire les duplications et assurer un meilleur suivi conjoint des résultats.
L’objectif est également de favoriser une mobilisation plus concertée des financements en faveur du développement du secteur agricole. Dans son intervention, le ministre a rappelé que ce type de rencontre s’inscrit dans la continuité des orientations impulsées depuis 2022 par le chef de l’État.
Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une simple réunion, mais d’un véritable espace de suivi et de concertation stratégique. Selon lui, la réussite du développement agricole repose sur la coordination, la confiance mutuelle et l’engagement partagé entre les différents acteurs.
Le directeur des stratégies agricoles, Fouad Mohamed, a précisé que le mécanisme couvrira l’ensemble des chaînes de valeur agricoles, allant de la production à la commercialisation, en passant par la transformation, le stockage et la gestion post-récolte.
La continuité des orientations
Il a également souligné l’importance des volets liés à l’irrigation, à la résilience climatique, à l’innovation, à la digitalisation et à l’inclusion économique des femmes et des jeunes. Une architecture de gouvernance sera mise en place avec des instances techniques de suivi trimestriel et un cadre d’arbitrage stratégique.
De son côté, le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Luca Monge Rofarello, a salué cette initiative qu’il considère comme un signal fort de cohérence et d’efficacité. Il a réaffirmé l’engagement des partenaires à accompagner les Comores dans la construction d’une agriculture résiliente face aux défis climatiques, au service du monde rural et du développement durable.




