Le pays, l’administration publique et le ministère de l’Economie en particulier ont perdu un technicien chevronné. L’ancien secrétaire général et directeur de cabinet au ministère de l’Economie, Said Abdou Salime, a rendu l’âme dans la nuit du samedi 15 mars, dans un hôpital en Tanzanie. L’ancien ministre de l’Economie et actuel conseiller privé du chef de l’Etat, Houmed M’saidié, parle « d’une grande perte pour l’Etat ». «C’était un fonctionnaire exemplaire très assidu au travail qui ne se reposait jamais et qui a donné le meilleur pour le pays.
En tant que directeur de cabinet, j’ai noté son professionnalisme et son patriotisme. Il a beaucoup contribué à l’organisation du Cpad. J’appelle ainsi les nouvelles générations à s’inspirer de son amour pour le travail. Il aimait son travail et surtout servir le pays », témoigne son ancien chef, ministre de l’Economie de 2019 à 2022.Notons que le défunt était détenteur d’un doctorat en économie. Il a été deux fois secrétaire général auprès de ce ministère et deux fois directeur de cabinet. Décédé à près de 64 ans, Said Abdou Salime était enseignant vacataire à l’Université des Comores.
La nouvelle Opaco, à travers sa présidente Sitti Djaouhariat Chihabidine, pleure la perte d’un «homme exceptionnel, un grand commis de l’Etat». «Il était un artisan infatigable du développement économique de notre nation. Son expertise, sa vision et son dévouement ont grandement contribué à l’amélioration du climat des affaires aux Comores, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités pour nos entreprises et nos concitoyens », poursuit la présidente. En effet, le défunt, selon toujours Sitti Djaouharia Chihabidine, Said Aboudou Salim a été un acteur clé dans l’accession des Comores à l’Organisation mondiale du commerce (Omc), «une réalisation qui a marqué un tournant décisif dans notre intégration à l’économie mondiale ».
«Un homme d’une grande humanité»
«Sa maîtrise des conventions multilatérales était inégalée, et il a su utiliser ses connaissances pour défendre les intérêts de notre pays sur la scène internationale. Au-delà de ses compétences professionnelles, il était un homme d’une grande humanité, un être sociable et chaleureux qui savait rassembler et fédérer. Son esprit de collaboration et sa capacité à créer des liens ont été précieux dans son travail et dans ses relations avec tous ceux qui ont eu la chance de le connaître », se souvient la présidente de la Nouvelle Opaco.
Et de lui rendre un grand hommage : «Aujourd’hui, nous perdons un mentor, un conseiller, un ami. Son départ laisse un vide immense dans notre pays. Mais son héritage, son travail et son esprit continueront de nous inspirer et de guider nos actions. Au nom de l’organisation patronale des Comores, nous exprimons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui sont touchés par cette perte. Que son âme repose en paix».