Réunissant plus de 1 300 élèves au lycée de Mutsamudu, la troisième édition du Salon des étudiants a permis aux jeunes de découvrir formations, métiers et opportunités d’insertion professionnelle à Ndzuani.

 


La 3e édition du Salon des étudiants de Ndzuani s’est tenue le samedi 20 juin au lycée de Mutsamudu à l’initiative de l’organisation non gouvernementale Toimaya ya Maoudou. L’événement a réuni plus de 1 300 élèves venus découvrir les filières de formation, les métiers et les opportunités d’insertion professionnelle. À travers une vingtaine de stands, les organisateurs ont souhaité rapprocher la jeunesse des acteurs de l’éducation, de l’emploi et de l’entrepreneuriat.


Devenu un rendez-vous de l’orientation scolaire et professionnelle aux Comores, le Salon des étudiants a accueilli cette année des établissements de formation, des associations, des institutions d’accompagnement, des entrepreneurs ainsi que des exposants spécialisés dans divers secteurs d’activité. Des structures telles que Sowo La Hazi, Campus France ou encore la Maison de l’emploi étaient présentes pour informer les jeunes sur les possibilités de poursuite d’études et d’insertion professionnelle. Selon les chiffres communiqués par les organisateurs, 1 367 élèves étaient déjà enregistrés à la mi-journée.


Le directeur des opérations de l’organisation non gouvernementale Toimaya ya Maoudou, Moustoifa Ahmed Mchindra, a rappelé la vocation inclusive de ce rendez-vous. «Ce salon s’adresse à l’ensemble des jeunes, qu’ils soient scolarisés ou non. Son objectif est d’offrir des repères et des informations fiables sur les études supérieures, les formations professionnelles et les débouchés existants. Beaucoup de jeunes n’ont pas toujours accès à ces informations. C’est pourquoi nous avons réuni différents centres de formation, des professionnels et plusieurs intervenants afin de partager leurs expériences et d’accompagner la jeunesse dans ses choix », a-t-il expliqué.Poursuivant son intervention, il a souligné l’implication directe des jeunes dans la préparation de l’événement. 


«Le choix des stands est largement guidé par les attentes des élèves et des étudiants eux-mêmes. Durant une semaine de sensibilisation, ils ont dévoilé les métiers et les secteurs qu’ils souhaitaient découvrir. Le salon est organisé chaque année par notre organisation avec le soutien de Komor initiative, ainsi que de plusieurs entreprises privées et institutions publiques qui nous accompagnent dans cette démarche», a-t-il indiqué.

La découverte des métiers 

Parmi les exposants, l’ingénieure agronome et auteure Layat Toufael s’est attachée à promouvoir les métiers liés à l’agriculture auprès des visiteurs. «Les Comores connaissent une croissance démographique importante et la question alimentaire devient de plus en plus cruciale. Nous devons encourager les jeunes à s’intéresser aux métiers de l’agriculture, qu’il s’agisse de l’agronomie, de l’horticulture, de l’aquaculture ou encore de l’économie agricole. Ces secteurs sont essentiels pour garantir une alimentation saine et durable aux générations futures», a-t-elle plaidé.Parmi les visiteurs, Fahoulna Attoumane, élève en terminale C à l’École Galion de Sima, a salué l’initiative. 


«C’est ma première participation à ce salon et je trouve très enrichissant de découvrir des métiers dont j’avais seulement entendu parler. Je suis venue explorer les différentes filières qui pourraient correspondre à mon avenir. Pour réussir professionnellement, il faut avant tout être inspiré. J’ai découvert plusieurs domaines intéressants, notamment la sécurité civile et la pêche, mais je souhaite particulièrement m’orienter vers l’informatique et le numérique, qui représentent aujourd’hui des secteurs en pleine évolution», a-t-elle déclaré.


Roukaya Mohamed, également élève en classe de seconde à l’école Al-Amane de Moya, a mis en avant l’intérêt des échanges avec les professionnels présents. «C’est la deuxième fois que je participe à ce salon. Avec l’âge, je comprends mieux les réalités de certains métiers et les opportunités qu’ils offrent. Cette année, j’ai pu échanger davantage avec les exposants et découvrir des professions que je connaissais peu, comme l’agronomie. Je souhaite devenir enseignante ou sage-femme et j’ai obtenu des informations précieuses pour mieux m’orienter vers ces carrières», a-t-elle confié.