Un important lot d’équipements biomédicaux, évalué à plus de 250 000 euros, a été remis mardi aux structures sanitaires comoriennes pour renforcer les soins primaires, notamment maternels et néonatals.
La cérémonie de remise d’un lot d’équipements biomédicaux s’est tenue hier mardi 18 août au siège d’Ocopharma, en présence du ministre de l’Emploi et de la Jeunesse, Saïd Mohamed Ali Saïd, représentant le ministre de la Santé et de la Protection sociale. La rencontre a réuni également des représentants de l’Agence française de développement (Afd), de la Croix-Rouge française et du Croissant-Rouge comorien.
Ce don s’inscrit dans le cadre du projet Suha, mis en œuvre avec l’appui de la Croix-Rouge française, financé par l’Afd et supervisé par le Croissant-Rouge comorien. Le projet vise à améliorer les soins de santé primaire tout en favorisant l’égalité de genre. Le matériel remis comprend notamment des cartons d’équipements, des tables d’examen, des concentrateurs d’oxygène, des lampes chauffantes, des aspirateurs de mucosités ainsi que des lits d’accouchement. L’ensemble représente une valeur de plus de 250 000 euros, soit quelques 122 millions de francs.
Pour Said Mohamed Ali Said, ces équipements constituent «un appui concret» aux structures sanitaires et aux professionnels chargés quotidiennement de la prise en charge des populations. Ils doivent notamment contribuer à «renforcer les capacités de diagnostic et de surveillance». Une attention particulière est accordée à la santé du couple mère-enfant. «Ces outils auront la tâche de mieux surveiller les grossesses, d’améliorer les conditions d’accouchement mais aussi d’assurer une prise en charge plus sûre des nouveau-nés», a indiqué le ministre de l’Emploi, qui représentait son collègue de la Santé.
Une approche globale
Le représentant adjoint de l’Afd, Stéphane Madou, a insisté sur la portée du projet. Selon lui, les équipements ne sont pas destinés à une simple démonstration, mais s’inscrivent dans une approche visant à agir simultanément sur l’offre et la demande de soins. Il a souligné leur rôle dans l’amélioration de la précision des diagnostics, la sécurisation des actes médicaux et l’accélération de la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales. Ces outils devraient également contribuer à réduire les complications liées à la maternité et à mieux répondre aux besoins des populations les plus vulnérables.
Le responsable de l’Afd a par ailleurs rappelé que le projet intègre plusieurs enjeux de santé communautaire, notamment la réponse aux épidémies, la lutte contre les violences basées sur le genre et la prévention des risques liés au changement climatique.
De son côté, le coordinateur santé de la Croix-Rouge française, Adolphe Batundi Bindu, a mis en avant l’importance de cette dotation pour améliorer la prise en charge de la santé obstétricale.
Le matériel permettra notamment de renforcer la surveillance de l’anémie pendant la grossesse et d’accompagner la prise en charge de certaines complications. Il a également cité les besoins liés aux avortements et à la contraception, estimant que la mise à disposition de ces équipements auprès des autorités sanitaires contribuera à renforcer les capacités des infrastructures de santé.



