La Fédération des associations sociales et culturelles d’Anjouan a organisé dimanche dernier une marche à Mutsamudu pour renforcer la cohésion entre associations et promouvoir des actions communes en faveur du développement de l’île.

 

La Fédération des associations sociales et culturelles d’Anjouan (Fasca-Tareh) a organisé, dimanche 20 septembre à Mutsamudu, une marche réunissant plusieurs associations de Ndzuani. Cette mobilisation, qui a marqué la clôture des activités de la fédération pour l’année 2026, a débuté au stade de Mirontsi avant de rejoindre la mairie de Mutsamudu, puis Mroni. 
Les participants ont été encadrés par la police nationale. Parmi les invités figurait l’Association comorienne contre le cancer chez la femme (Accf), qui a profité du rassemblement pour sensibiliser les participants aux cancers du sein et du col de l’utérus.


Pour le porte-parole de la Fasca-Tareh, cette mobilisation traduisait la volonté des associations de travailler autour d’objectifs communs. «C’est une fédération qui réunit les associations de développement de l’île. C’est une fierté et une envie accrue du développement. Cette marche marque la fin des activités prévues pour cette année. Nous remercions l’ensemble des associations qui sont présentes et nous faisons appel aux autres associations à rejoindre le mouvement », a-t-il déclaré.


Le premier vice-président de la fédération, Halifa Saindou, a également insisté sur le caractère collectif de la démarche. «Cette fédération, c’est l’ensemble des associations de l’île qui sont unies pour développer l’île. C’est une fédération apolitique, créée pour unir les communautés afin de développer le pays et en particulier l’île. Depuis de longues années, nous avons voulu lancer cette association, jusqu’à la première assemblée en avril 2026, avec 19 associations. 

Des préoccupations sociales

À ce jour, nous avons 46 associations. Nous faisons appel à toutes les communautés à rejoindre notre force avec des ambitions non politiques», a-t-il indiqué. La marche a également permis de mettre en avant plusieurs difficultés auxquelles l’île de Ndzuani est confrontée, notamment celles liées à la jeunesse, au chômage et aux violences basées sur le genre.
La présidente du conseil d’administration de la Fasca-Tareh, Fatima Bacar, a notamment évoqué la situation des jeunes. «Nous avons nos enfants qui sont au chômage, auxquels seule la délinquance reste un chemin. Nous avons des diplômés sans moyens, les problématiques de violences basées sur le genre.

 

L’île est vulnérable, avec une extrême pauvreté. La fédération a des activités qui réunissent l’ensemble des associations. La jeunesse souffre. Ensemble, il faut voir les actions à mettre en place par les communautés et pour les communautés», a-t-elle dit.
Elle a par ailleurs indiqué que plusieurs associations ainsi que des membres de la diaspora soutiennent les initiatives de la fédération. «Nous devons mettre la politique de côté. Nous avons 25 villages qui sont représentés et 24 autres qui n’ont pas pu nous rejoindre. 
C’est ensemble que nous allons développer l’île. Nous avons le soutien des associations et de la diaspora qui ont signé les conventions, pour un même objectif de développer l’île», a-t-elle conclu.