Face aux perturbations persistantes de l’approvisionnement en eau dans plusieurs quartiers de la capitale, la directrice générale de la Sonede, Najda Said Abdallah, a lancé ce mardi une opération de réhabilitation du réseau afin d’identifier et réparer les blocages empêchant la distribution normale de l’eau.

 

La directrice générale de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Najda Said Abdallah, a lancé ce mardi 26 mai à Moroni-Gobadju une opération de réhabilitation du réseau d’eau pour désengorger plusieurs quartiers confrontés à des pénuries persistantes, notamment la zone Traleni. Accompagnée de ses équipes techniques, notamment de son directeur technique et de son conseiller, la directrice s’est rendue sur le terrain pour superviser personnellement les travaux et identifier les causes des dysfonctionnements empêchant l’arrivée normale de l’eau dans les foyers.


Selon elle, plusieurs facteurs expliquent les difficultés d’approvisionnement observées dans certains quartiers de Moroni. «Dans chaque endroit, nous avons essayé de trouver le problème qui empêchait le passage de l’eau. Dans la plupart des cas, il s’agit de pannes ou de cassures de tuyaux», a expliqué Najda Said Abdallah, avant de préciser que plusieurs anomalies mineures ont déjà été réparées, permettant ainsi un retour progressif de la distribution dans certaines zones. 


La directrice a affirmé que ces interventions ont permis de «maintenir une distribution raisonnable dans plusieurs quartiers». Toutefois, certains secteurs présentent des problèmes plus complexes. À Gobadju, les conduites seraient remplies de calcaire ou du sable, empêchant la bonne circulation de l’eau dans la zone de Traleni. «C’est pour cette raison que nous sommes venus creuser aujourd’hui afin de comprendre ce qui se passe et trouver rapidement une solution », a-t-elle insisté. La directrice a ainsi évoqué la possibilité de remplacer certains équipements défectueux s’il y en a. 

L’engagement des équipes sur le terrain

Najda Said Abdallah veut instaurer une nouvelle dynamique au sein de l’institution grâce à l’implication des agents techniques. «Certaines interventions nécessitent des moyens financiers, d’autres demandent surtout de la volonté et de la mobilisation», a-t-elle dit, saluant l’engagement des équipes sur le terrain. 
Parmi les chantiers prioritaires, figure également la connexion du château d’eau de Pangadju au RH500. D’après la directrice, cette liaison pourrait améliorer considérablement l’alimentation en eau dans plusieurs quartiers actuellement privés de service. «Si après la connexion des deux châteaux d’eau rien ne change, nous irons vérifier l’existence d’éventuels blocages dans les conduites», a-t-elle précisé, assurant que les travaux devraient être achevés d’ici le début du mois de juillet. Une commande de nouveaux équipements serait également attendue prochainement. 


Sur le terrain, l’inspecteur technique Issa Ahmed Ali a, pour sa part, expliqué que les équipes procèdent actuellement à la vérification des «prises en charge (robinets, ndlr)» pouvant être remplis par le calcaire. «Nous voulons vérifier si certaines conduites sont bouchées afin de les déboucher et permettre aux citoyens de recevoir l’eau normalement. Nous allons faire le tour de toutes les prises en charge pour nous assurer que les habitants soient correctement approvisionnés», a-t-il indiqué. À travers cette opération, la Sonede entend relancer plusieurs travaux restés en suspens depuis des années et répondre à l’urgence de l’accès à l’eau potable dans les quartiers les plus touchés.