Créé dans le cadre du programme Msomo na Hazi, le centre Sowo la Hazi accompagne les jeunes Comoriens qui ont quitté le système scolaire sans savoir vers quelle formation ou quel métier s’orienter. Il les aide à construire leur projet professionnel, à rechercher un emploi ou à créer leur propre activité.
Ce mardi 3 novembre 2026, Al-watwan s’est rendu dans l’un des centres Sowo la Hazi, situé à la Coulée, pour découvrir ses activités. Sur place, Mme Fatima Athoumani, l’une des quatre conseillères d’orientation et d’insertion professionnelle (Coip), nous a présenté le fonctionnement de la structure et les services proposés. «Beaucoup de jeunes finissent leurs études sans savoir où aller», explique-t-elle. Pour répondre à cette situation, le programme Msomo na Hazi, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, a mis en place les centres Sowo la Hazi.
Trois étapes
Ces structures accueillent les jeunes, les écoutent et les accompagnent dans la préparation de leur avenir professionnel. Chacun peut bénéficier d’un entretien individuel afin de réfléchir à son projet, de trouver une formation ou de rechercher un emploi. L’accompagnement proposé par le centre se déroule en trois étapes. La première est consacrée à l’accueil et à l’orientation. Chaque jeune rencontre un conseiller qui fait le point sur sa situation. Cet échange permet d’explorer les métiers possibles, de connaître les débouchés et de définir un projet professionnel adapté à ses aspirations et à ses compétences.
La deuxième étape vise à mieux préparer les jeunes au monde du travail. Le centre organise des ateliers pratiques portant notamment sur la rédaction du CV et de la lettre de motivation, la préparation aux entretiens d’embauche ainsi que le comportement à adopter en milieu professionnel. Des conseils sont également proposés à ceux qui souhaitent créer leur propre activité.
Enfin, la troisième étape concerne la recherche d’emploi et le suivi des bénéficiaires. Le centre les met en relation avec des entreprises, des centres de formation professionnelle et des employeurs proposant des opportunités. Il accompagne également ceux qui souhaitent concrétiser un projet entrepreneurial. Même après leur intégration dans un emploi ou une formation, les conseillers continuent de suivre leur parcours afin de s’assurer du bon déroulement de leur insertion.
Les premiers résultats témoigneraient déjà de l’utilité de cet accompagnement. Certains jeunes ont déjà trouvé un emploi, tandis que d’autres ont entamé un stage ou une formation. C’est notamment le cas de Bacar Nassurdine. Après des études en administration économique et sociale, il était resté sans activité à son domicile. Grâce à deux mois d’accompagnement, notamment sur les techniques de recherche d’emploi, il a finalement décroché un poste.
Pour la conseillère, ces réussites illustrent l’importance du travail accompli par le centre. «Des jeunes qui avaient perdu leurs orientations ont retrouvé leurs chemins», souligne-t-elle. La structure accueille également des jeunes en situation de handicap, qui rencontrent souvent des difficultés d’accès aux dispositifs classiques d’insertion professionnelle.
Pérenniser le dispositif ?
Avec la fin du programme Msomo na Hazi, la pérennisation des activités du centre constitue désormais un enjeu majeur. Sowo la Hazi souhaite poursuivre son action en s’appuyant sur les moyens, les compétences et les outils acquis au cours du programme. Le centre entend également renforcer ses liens avec les services publics afin de maintenir les dispositifs d’orientation et d’accompagnement vers l’emploi.
Richda Radjab (stagiaire)
Pour assurer la continuité de ses activités, Sowo la Hazi compte aussi développer ses partenariats avec les entreprises locales, les communes, les associations et les projets intervenant dans les domaines de la jeunesse, de l’emploi et de l’inclusion des personnes en situation de handicap.Le principal défi reste donc de pérenniser cet accompagnement. Pour les jeunes qui franchissent ses portes, Sowo la Hazi représente une possibilité de trouver leur voie et de construire leur avenir professionnel aux Comores.


