Face aux accusations de proximité politique, le président du Synaco réaffirme le caractère apolitique de son organisation et assure que toutes ses prises de position résultent de décisions collectives.
Deux semaines après la fin de la grève des commerçants et des chauffeurs, le président du Syndicat national des commerçants, Abdou Boina, a rencontré la presse dimanche dernier lors d’un point de presse organisé au restaurant Le Select, à Moroni. Cette rencontre visait à répondre aux rumeurs entourant son supposé engagement politique.
Face aux journalistes, le président du Synaco a rappelé qu’il dirige une organisation syndicale regroupant des commerçants de toutes catégories. Selon lui, sa mission consiste avant tout à défendre leurs droits et leurs intérêts. «Je suis le serviteur des commerçants. Chaque fois qu’un problème se pose, nous nous réunissons pour en discuter et prendre une décision. C’est à partir de cette décision que je m’exprime au nom de mes collègues commerçants», a-t-il fait savoir.
Abdou Boina a également rejeté les accusations selon lesquelles il agirait sous l’influence d’un parti politique. « Je ne suis pas un politicien, mon parti c’est le Synaco», a-t-il affirmé. S’il reconnaît que certains membres du syndicat militent dans des formations politiques, il insiste sur le caractère apolitique de l’organisation.
«Toutes les décisions et les prises de position du syndicat sont apolitiques», a-t-il précisé. Interrogé sur l’implication d’autres organisations, notamment le Modec et la nouvelle Opaco, dans le mouvement de contestation contre la hausse du prix du carburant, le président du Synaco a expliqué qu’une réunion avait été organisée avec l’ensemble des commerçants, y compris des membres de ces structures, avant le déclenchement de la grève.
Le caractère apolitique de l’organisation
Il a soutenu qu’il n’agit jamais seul et qu’il veille toujours à associer les autres acteurs concernés aux discussions. «Leur combat est le combat de tous les Comoriens», a-t-il soutenu. Évoquant enfin les difficultés auxquelles sont confrontés les commerçants dans un contexte de crise économique mondiale, Abdou Boina a indiqué que ces derniers devraient prochainement prendre la parole pour exposer leurs préoccupations.


