Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, a animé, samedi 3 janvier au siège du ministère, un point de presse consacré au bilan de l’opération nationale de sécurisation des festivités de fin d’année, mise en place sur l’ensemble du territoire. Il s’est présenté devant la presse en compagnie de son directeur de cabinet et du directeur général de la police. Dans son intervention, le ministre a tenu à exprimer sa reconnaissance aux forces de l’ordre, avec un accent particulier pour la police nationale, «pour le travail accompli afin de garantir la sécurité des citoyens durant cette période sensible». Il a salué «le professionnalisme» et «l’engagement» des agents mobilisés sur le terrain.
Mohamed Ahmed Assoumani a également remercié la population pour «sa coopération avec les autorités», soulignant que «les résultats obtenus sont le fruit d’une collaboration efficace entre les citoyens et les forces de sécurité». Selon les chiffres communiqués, 325 agents de police ont été déployés à travers les îles, dont 220 à Ngazidja, 75 à Ndzuani et 30 à Mwali tandis qu’environ 660 agents de la gendarmerie nationale ont été mobilisés. L’opération reposait sur «plusieurs missions prioritaires», notamment le contrôle routier, les contrôles d’identité, les patrouilles régulières et les descentes ciblées dans les zones considérées à risque. Le bilan fait état de 101 personnes interpellées sur l’ensemble du territoire national, dont 90 à Ngazidja, parmi lesquelles six femmes en état d’ivresse.
«L’opération se poursuit»
Les forces de l’ordre ont également procédé à la saisie de 93 motos et d’environ 185 véhicules. Le ministre s’est félicité qu’aucun dégât majeur ni décès n’aient été enregistrés durant cette période festive. Il a toutefois précisé que l’opération se poursuivait, notamment «dans certaines zones sensibles comme Mitsamihuli», connue pour la forte fréquentation de ses plages. «La sécurité demeure l’une de nos priorités», a rappelé Mohamed Ahmed Assoumani, avant d’insister sur le fait que «la lutte contre la délinquance ne se limite pas à une action ponctuelle». Des programmes de sécurisation durables seraient donc en cours de mise en œuvre, en étroite collaboration avec la direction générale de la police et de la sûreté nationale, afin d’ «assurer une présence quotidienne sur le terrain».Le ministre a conclu son point de presse en remerciant le gouvernement pour «son soutien constant à la police nationale et sa contribution au maintien de l’ordre et de la sécurité publique».

