Après deux années de mise en œuvre, le projet de préparation et de réponse aux crises alimentaires s’achève avec un taux d’exécution de 102 %. Il renforce les capacités semencières et la résilience agricole nationale.
Le projet de préparation et de réponse aux crises alimentaires, mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Élevage et de l’Artisanat avec l’appui technique de la Fao et le financement de la Banque africaine de développement (Bad), a officiellement pris fin le mardi 26 mai à l’hôtel Retaj. La cérémonie de clôture a permis aux différents partenaires de dresser le bilan des actions réalisées et d’évoquer les perspectives pour renforcer durablement la sécurité alimentaire du pays.
Ce projet multinational, doté d’un financement de 2,574 millions de dollars, concernait cinq pays africains : les Comores, le Burundi, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Ukraine, confrontés à des défis aggravés par les crises internationales, notamment les conséquences de la guerre en Ukraine. Son objectif principal était d’accroître la production agricole, la productivité et la résilience des systèmes de production, tout en réduisant les risques à court et à long terme pesant sur la sécurité alimentaire.
«Un taux d’exécution de 102 %»
Réunis aux côtés du représentant de la Fao, des responsables du ministère ont énuméré les avancées enregistrées dans le cadre de ce programme. Parmi les priorités figuraient la structuration d’un système semencier national performant, l’intégration du pays dans une dynamique régionale d’harmonisation des semences, la promotion des variétés produites localement et la mise en place d’un réseau national de distribution.
Selon Fouad Mohamed, directeur national des stratégies agricoles, les résultats obtenus témoignent de l’efficacité du projet. «Cette cérémonie marque une étape importante pour le pays, dans la mesure où elle symbolise l’aboutissement d’un travail collectif ambitieux mené au service de la sécurité alimentaire, du développement et de la résilience agricole. Les 2 574 000 dollars déployés à travers les îles ont permis de poser les bases solides d’un système semencier national moderne, performant et durable», a-t-il déclaré.
Le responsable a également indiqué que le projet a atteint «un taux d’exécution de 102 %, faisant de cette initiative «une référence en matière de mise en œuvre de projets agricoles». Parmi les réalisations figurent «la formation de 306 agents dans le développement de la filière semencière et de 87 autres dans la gestion de la plateforme numérique de collecte de données». Le programme a aussi permis «la création d’un laboratoire d’assurance qualité des semences, l’introduction de 43 nouvelles variétés précoces adaptées aux besoins des producteurs et la création de 204 emplois directs, dont 43,6 % occupés par des femmes».
Malgré ces résultats encourageants, plusieurs défis demeurent. Les autorités estiment nécessaire de «renforcer davantage les capacités des structures locales», de «poursuivre les efforts de professionnalisation de la filière» et de «mobiliser les équipements indispensables à son développement».
Pour sa part, le chef du bureau de la Fao aux Comores, Radonirina Loniarilala, a salué l’engagement des différents acteurs impliqués dans le projet. «Grâce à l’engagement collectif de toutes les parties prenantes, des résultats concrets ont été obtenus. Ils se traduisent par davantage de résilience et d’autonomie pour les producteurs», a-t-il affirmé.



