La Caisse nationale de solidarité et de prévoyance sociale a versé hier jeudi neuf mois d’arriérés de rentes à vingt bénéficiaires de Ndzuani. L’opération vise à rétablir les droits des rentiers et à renforcer la protection sociale.
La Caisse nationale de solidarité et de prévoyance sociale (Cnsps) a procédé, hier jeudi 25 juin à Ndzuani, au paiement de neuf mois d’arriérés de rentes en faveur des victimes d’accidents du travail et de leurs ayants droit. La cérémonie de remise s’est tenue à la direction régionale de l’institution, en présence des bénéficiaires et des responsables de la caisse.
Au total, vingt rentiers de l’île ont perçu trois trimestres de rentes, soit neuf mois de prestations accumulées. Cette opération s’inscrit dans une démarche engagée par la direction générale pour régulariser les retards de paiement observés ces dernières années. Après une première phase menée à Ngazidja en mars dernier, une opération similaire est annoncée à Mwali dans les prochaines semaines.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur général de la Cnsps, Ali Mlipva Youssouf, a jugé “importance” cette régularisation pour les bénéficiaires. Il a rappelé que le versement des rentes constitue «une obligation légale de la caisse envers les assurés victimes d’accidents du travail et les familles des travailleurs décédés». Selon lui, les rentiers ont traversé de longs mois sans percevoir leurs droits, une situation à laquelle la direction entend mettre fin. Il a affirmé que l’apurement des arriérés figurait parmi les priorités fixées depuis sa prise de fonction.
Le directeur général a également mis en avant le rôle de la Cnsps dans la prise en charge des assurés, qu’il s’agisse des soins médicaux, des évacuations sanitaires ou du versement de prestations aux ayants droit. Il estime que les premiers résultats des réformes engagées sont déjà perceptibles et assure que les bénéficiaires de Mwali seront prochainement concernés par la même opération.
Abordant la question du financement de la protection sociale, Ali Mlipva Youssouf a insisté sur la nécessité pour les employeurs de respecter leurs obligations envers la caisse.
Il a rappelé que la Cnsps dispose désormais de mécanismes légaux lui permettant de recouvrer les cotisations sociales, y compris par des procédures de saisie lorsque cela s’avère nécessaire. Toutefois, il a précisé que le dialogue demeure la voie privilégiée afin de favoriser la conformité des entreprises.
Le directeur général a regretté le faible taux d’affiliation observé à Ndzuani, et a estimé que de nombreux employeurs ne déclarent toujours pas leurs salariés. Il a rappelé que la couverture sociale concerne également les employés de maison et demeure essentielle pour garantir une prise en charge adéquate en cas d’accident du travail ou d’incapacité prolongée. S’adressant aux bénéficiaires, il a tenu à rappeler que la rente constitue un droit acquis à vie pour les personnes concernées.
Il s’est félicité de voir les rentiers percevoir enfin les sommes qui leur étaient dues après plusieurs mois d’attente. Au nom des bénéficiaires, Abou Kelé a exprimé sa satisfaction à l’issue de la cérémonie. Saluant une initiative qu’il qualifie d’inédite dans l’histoire de la Cnsps, il a remercié la direction de la caisse pour cet effort.
Il a également souligné que cette rencontre avait permis aux rentiers de mieux comprendre leurs droits et leur statut. Tout en se réjouissant du règlement des arriérés, il a souhaité que les conditions soient désormais réunies pour assurer un paiement régulier des rentes chaque mois.



